Compte rendu JDR : Campagne D&D5

Et toi, à quoi tu joues ?

Compte rendu JDR : Campagne D&D5

Message par SamuelZiterman » 16 Janvier 2018, 19:07

Salut à tous, je vous partage notre début de campagne à D&D5, je sais qu'il y a quelques amateurs sur ce forum.

Je ne suis pas un MJ hyper expérimenté en la matière (voire tout court en réalité). Avec mon groupe nous nous lançons dans Donjons et Dragons pour tester cette nouvelle édition. C'est aussi l'occasion de se lancer dans roll20 (plate-forme de virtual tabletop), elle se déroulera entièrement en ligne.

Pour cette campagne, en guise d'introduction je fais jouer le scénario Lost mines of Phandelver (attention au spoil), que je vais largement adapter et surtout que je souhaite orienter vers une campagne semi-sandbox.

Pour le casting, il y a 4 joueurs :

- Kaos : Un clerc disciple de Kelemvor et demi-orque.
- Hitch : Un ensorceleur demi-elfe qui tire ses pouvoirs du Phoenix.
- Nor : Un barbare demi-orque.
- Arconis : Un rôdeur drakéide qui possède un anneau d'apparence trompeuse permettant de dissimuler son identité le jour.

Je poste le résumé textuel, ainsi que la vidéo youtube. Pour la vidéo, vous verrez que l'on tâtonne niveau RP, cela peut avoir un intérêt pour se donner une idée des possibilités de roll20 : cartes, lumière, tokens et fonctionnalités. Pour le moment j'ai juste maîtrisé un scénario one shot d'Eclipse Phase via la plate-forme, que ce soit mes joueurs ou moi nous ne sommes pas tout à fait au point, mais pour une première c'est correct. Et attention, il y a un peu trop d'accents du sud.

La vidéo est prise côté joueur, c'est Kaos le clerc de Kelemvor qui a enregistré la partie (je n'ai pas le configuration pour).

https://youtu.be/YrerGwKEyZU

Le résumé de la première séance :

En route pour Phandalin.
Gundren Mierren — prospecteur et nain influent de Mirabar — a joué de ses relations pour monter une escorte afin de convoyer du matériel de minage et des vivres nécessaires à son entreprise aux environs de Phandalin. Il a convié les personnages, qu’il connaît personnellement, à l’auberge du Serpent scintillant à Padhiver. Le nain a tenu d’être accompagné de Sildar Hallwinter qui selon lui est « quelqu’un » dans cette ville et un individu important au sein de l’alliance des seigneurs. Hitch est le premier à se rendre à la taverne, le demi-elfe de vingt printemps est presque passé inaperçu lorsqu’il a pénétré l’enceinte de l’établissement. Accueilli chaleureusement par le nain, le jeune ensorceleur semblait lui aussi heureux de le retrouver. Kaos — austère et sérieux — est arrivé à son tour, tripotant nerveusement son icône de Kelemvor, le demi-orque ne se sent pas à l’aise dans ce genre d’endroit. Ce fut au tour du sage Arconis de s’enfoncer dans l’établissement animé, le vieil humain soutenu par son bâton salua l’assemblée et s’installa à table. Nor ferma la marche, entra dans la bâtisse et fut rapidement remarqué, notamment à cause de ses proportions hors normes.
Le groupe a ensuite parlé affaires : les termes du contrat, le paiement, ainsi que le convoi et son arrivée à bon port, à Phandalin. Gundren semblait emballé et excité à l’idée de rejoindre cette modeste colonie humaine. Rendez-vous pris le lendemain matin sur la grande route non loin de la porte sud de la ville.
L’aube était bien entamée lorsque les six personnes se retrouvèrent autour d’un attelage composé d’une carriole et de deux bœufs. Sildar Hallwinter et Gundren Mierren étaient montés et parés pour le voyage, paquetages fermement harnachés. Après quelques amabilités et questions de routine, le nain et son ami prirent de l’avance et filèrent à cheval vers le petit Bourg. La caravane, quant à elle, partit au rythme des bêtes de somme.
Dès le matin, Nor et Arconis — tous deux habitués aux grands espaces — ont rapidement senti que le vent se levait et annoncé une journée tempétueuse. Malgré tout, le convoi a progressé sans trop d’encombres et a cherché un abri en fin d’après-midi. Une fois le camp installé, Arconis Kaos et Hitch — ce dernier pressé de griller un lapereau, selon ses termes — sont partis en quête de gibiers afin d’améliorer cette morne et venteuse journée. Après quelques dizaines de mètres, dans la pénombre du soleil couchant, les trois comparses ont entendu du bruit et ont aperçu une carriole au loin, faiblement éclairée. Arconis s’approcha avec prudence, mais rapidement repéré par le malheureux propriétaire du véhicule. Le malchanceux est un certain Snari Fira, un félys affable et en bien mauvaise posture. Son cochet Elian est tombé du chariot suite à une embardée causée par le grand vent.
Hitch a découvert (ou redécouvert) ses talents de menuisier et Arconis en a profité pour bricoler, tous deux ont réparé la roue accidentée. Pendant ce temps, Kaos administrait les premiers soins au blessé. Snari a proposé de partager le repas du soir et de se regrouper pour la nuit autour du feu, ensemble et en sécurité. Le con[voi de Gundren ]Mierren n’a pas émis d’objection. Au réveil, ils se sont mis en route tout naturellement, le chariot de Snari à la traîne, car transportant Elian et ses côtes douloureuses.

L’embuscade.
Le lendemain, le temps est au beau fixe plus clément que la veille, malgré les fortes chaleurs difficiles à supporter. À la moitié de la journée, Snari Fira a proposé à l’équipe une halte à la croisée des chemins, une étape dont Sildar Hallwinter leur avait parlé avec la mise en garde de bien se comporter s’ils comptaient s’y arrêter. Le félys enthousiaste à l’idée de leur faire découvrir les lieux leur explique qu’il allait y édifier un pigeonnier. En effet, il entend bien établir une ligne de communication entre cette modeste auberge et le reste du monde, certain que l’endroit deviendrait incontournable avec le développement de la sente du Triboar. Cependant, les aventuriers ont refusé poliment en arguant du fait qu’ils comptaient bien profiter de la météo clémente, mais étaient-ce les véritables raisons du groupe ? Et non la mise en garde Sildar ? La peur du vol ? D’une mauvaise rencontre ?...
Ils décidèrent de pousser la marche, les aventuriers ont poursuivi leur route en empruntant le modeste sentier qui relie la grande voie et la ville de Triboar à l’est de la côte. À bout de fatigue pour certains — Hitch et Arconis notamment — la pénombre n’aidant pas non plus, le groupe ne s’est pas aperçu à temps des masses informes qui barraient la route. En effet, les montures de Gundren Mierren et Sildar Hallwinter disposées en travers du chemin — criblées de flèches — obstruaient totalement la route. Un drame s’est joué ici, l’équipe l’a vite compris lorsque les premiers traits gobelins ont fusé et que l’un d’eux a perforé l’abdomen de Hitch, l’ensorceleur tomba au sol, inconscient. Seul Kaos a su réagir à temps et s’est mis à l’abri derrière le chariot, ce qui ne le pas empêché de prendre une flèche dans la jambe en passant. Perfide embuscade, les gobelins organisés et rompus à l’exercice ont surpris le convoi. Devant la rudesse du combat, Arconis a très rapidement rejoint Hitch au seuil de la mort. Seule la bravoure (ou la folie ?) de Nor, ainsi que les talents de guérisseur de Kaos ont largement permis de les sortir de ce mauvais pas. Nor, n’écoutant que sa rage, se rua dans la mêlée et écrasa de ses puissantes attaques ses adversaires. Le barbare coupa en deux un des quatre goblinoïdes, à ce moment-là, le combat tourna en leur faveur. Kaos en profita pour relever Hitch ainsi qu’Arconis. En passant, il donna une claque sur le postérieur d’un de deux bœufs, les bêtes stressées par la situation ont bondi et filé en ligne droite face aux agresseurs. Devant ce chaos, les deux ennemis restants ont pris la fuite. Hitch visiblement blessé dans son honneur a poursuivi les lâches, talonné par Nor et rapidement distancé par ce dernier. Ils ont rattrapé et achevé les couards. Sur l’un des cadavres Nor a trouvé une amulette gobeline de pierre rougeâtre sculptée à l’effigie d’une icône gobelinoïde. Arconis et Kaos y ont reconnu un symbole de Grankhul, une divinité maléfique vénérée par les gobelins et les gobelours, partisane des embuscades et des entreprises malveillantes.
La nuit est bien avancée lorsque, l’équipe, mal en point, établit son camp et s’occupe de ses blessés, notamment Arconis qui s’était écroulé une seconde fois sous les coups des gobelins. Récupérant le chariot et les bœufs, ils convinrent de prendre une décision le lendemain matin, après une nuit de sommeil salvatrice.

Le repaire.
Au réveil, les organismes ont pu se reposer tant bien que mal et l’équipe entreprit de suivre la piste des gobelins dénichée par Arconis. En dépit de sa réticence, le prêtre de Kelemvor — Kaos — s’est laissé convaincre par le groupe, à contrecœur. Ils sont parvenus à lui faire entendre que Gundren Mierren apprécierait sa présence, mort ou vif. Après une heure de marche, ils déboulent dans une grande clairière dominée par un promontoire rocheux — une colline noire et stérile percée d’une cavité béante de laquelle jaillit un petit cours d’eau impétueux. Un parfait repaire pour de vils serviteurs de Grankhul.
Avançant prudemment le groupe a dû affronter deux gobelins qui surveillaient la bouche de la caverne, et les pièges disposaient à l’entrée. Hitch a sauvé Kaos d’une terrible chute dans une fosse dissimulée en le rendant aussi léger qu’une plume. Arconis a mis à jour un système de poulies et de corde, évitant ainsi à un malheureux de se retrouver pendu par le pied tel un vulgaire trophée. S’enfonçant dans le repaire, l’équipe a trouvé un chenil de loups plus ou moins apprivoisés et a continué à progresser dans le boyau creusé par les siècles et les siècles d’écoulement de la rivière. Arrivé à une certaine hauteur, le groupe fut repéré, car en amont, un mécanisme, ou une présence a relâché une trombe d’eau. Sur les berges Arconis et Kaos évitèrent de justesse le terrible piège, mais Hitch s’est retrouvé emporté par les flots, seule la chance lui a permis de s’en sortir sans trop de dégâts. À nouveau réunis et reprenant leur souffle, les aventuriers ont emprunté un boyau escarpé qui s’enfonce dans l’ouest caverneux, guidé par les pas sûrs du rôdeur Arconis. Au dépassement d’un coude, la troupe hélée par un ton nasillard stoppa sa progression : « Humains ! Venez, venez ! Ou Yeemik tue votre ami ». À plusieurs reprises, la voix criarde a lancé des imprécations. Devant tant d’insistance et dans l’espoir d’avoir retrouvé Gundren Mierren le groupe a suivi les sollicitations. Ils ont débarqué dans une immense caverne à l’odeur fétide et jonchée d’immondices, un dortoir pour les putrides gobelins. La cavité grouillait de vermines. Sur une estrade rocheuse naturelle se dressait leur chef, se faisant appeler Yeemik. Il tenait Sildar Hallwinter fermement avec une dague sous la gorge. Le guerrier humain au visage tuméfié semblait encore en vie, mais en piteux état. Yeemik et les aventuriers ont parlementé, tant bien que mal. Le gobelin donnait l’impression de fomenter une rébellion leur a demandé de lui rapporter la tête d’un certain Klarg, le chef du lieu et de cette misérable bande. Malgré la nervosité ambiante et la tension, le groupe accepta et suivit les indications de Yeemik pour trouver ce Klarg.
À l’autre bout de la caverne, après un affrontement contre quatre gobelins, ceux qui visiblement avaient relâché les flots du barrage sur eux, les tumultes de l’affrontement sont parvenus jusqu’aux oreilles de Klarg, l’énorme gobelours. Klarg à l’ego démesuré, prêt à les écraser, s’est invité à la mêlée. La victoire, qui était loin d’être acquise, est due à un étrange mélange de chance et d’audace. Arconis retirant son anneau d’apparence trompeuse et dévoila sa véritable identité, celle d’un Drakéïde d’or musculeux et puissant. Klarg en fut désarçonné. Nor profita de ce moment de doute et laissant parler sa rage a foncé sur Klarg de son épée à deux mains il assena un coup magistral au chef de la bande, déjà affaibli ce coup-là fit vaciller le monstre. Le barbare au sang mêlé a enfoncé trois pouces d’acier en travers de la gueule du gobelours, la décalottant comme une vulgaire coquille.
Les deux derniers gobelins en vie ont tenté de prendre la fuite devant ce déchaînement de rage, le premier embroché dans son élan par une flèche bien sentie d’Arconis. Le second empoigné avec force par Nor. Le géant nordique à la peau grisâtre entreprit de le contraindre à parler, la vilaine créature dénommée Gniok ne cessait de gémir. Entre deux râles elle a affirmé ne rien pouvoir dire sur le nain, si ce n’est qu’un groupe de Gobelours l’a amené au château du roi Grol. Malgré les coups et les menaces, il a persisté dans son ignorance, il ne sait pas où se trouve le siège de Grol. Excédé par ce pleurnichard Nor lui infligea une énorme tape sur le crâne, le faisant sombrer dans l’inconscience.
Reprenant ses esprits, le groupe a fouillé le repaire de Klarg, aux murs de nombreuses fresques et visages peinturlurés qui glorifient et représentent Grankhul. Dans les affaires volées par la bande : des babioles, des vivres, quelques pièces d’or et deux potions de soins (bienvenues), ainsi que toute une cargaison estampillée d’une gueule de lion et d’une fine inscription « La compagnie du bouclier léonin ».
Arconis emporta la tête de Klarg, du moins ce qu’il en reste, et le groupe se mit en branle prêt à négocier avec Yeemik, la vie de Sildar Hallwinter en dépendant et peut-être celle de Gundren Mierren.
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Re: Compte rendu JDR : Campagne D&D5

Message par SamuelZiterman » 09 Février 2018, 15:40

La suite.

Pour la vidéo même principe, prise par un joueur :

Vidéo s01e02

Le résumé textuel :

Les pourparlers avec Yeemik.
Dans la caverne de Klarg la tension est retombée, les corps laissent transparaître leurs douleurs et les souffles deviennent courts. Le groupe hésite longuement sur la suite à donner, se reposer ici ? Prendre la route et retourner au camp où ils ont mis le chariot pour revenir le lendemain ? Beaucoup trop risqué, Sildar Hallwinter connaît une fâcheuse situation, il faut agir maintenant.
Arconis décide de consommer dès à présent une des potions de soins trouvée ici-bas, il est celui que le combat a le plus affecté. La bande s’active et en route, discute des négociations. Arconis et Nor vont se présenter devant Yeemik, le rôdeur sous sa forme de Drakéïde avec la tête du gobelours - ensanglantée et en charpie - sous le bras. Histoire de les impressionner.
Ils obtiennent l’effet escompté, mais Yeemik n’est pas du genre à se laisser abattre si facilement, il a les crocs qui rayent le fond de la cave et demande une rançon pour libérer Sildar : cinquante pièces d’or. Les aventuriers tiennent bon et le persuadent de prendre possession des biens présents dans « les appartements » de Klarg, épées courtes, flèches, carreaux, armes de jet. Le petit chef se laisse convaincre, y voyant une aubaine et l’opportunité d’éviter ainsi un combat sanglant. Une fois Sildar en sécurité, Kaos surgit de manière impromptue et exige l’aide des gobelins afin de donner une sépulture digne de ce nom à leurs congénères. Bon gré mal gré, un accord impie se forme et la notion commune de mort offre une alliance brève et originale, le temps de dresser le bûcher funéraire. Les personnages prennent le sentier forestier en tournant le dos à l’immense brasier entouré de Yeemik et de sa bande.

Le camp, le repos et le réveil de Sildar.
La nuit approche, le crépuscule s’invite autour du feu des aventuriers. Ils ont retrouvé leur camp, les bœufs et le chariot. Ils ont aussi pris le temps d’installer confortablement Sildar Hallwinter qui n’a toujours pas repris conscience, mais qui selon Kaos est en bonne voie.
Le lendemain matin, après une nuit sans encombre, la troupe s’éveille et Sildar a repris connaissance, dans un premier temps confus et désorienté. Après des éclaircissements il prend conscience de sa situation et surtout de celle de son ami Gundren Mierren. Le vieux guerrier leur explique que ce dernier venait de fonder une société d’exploitation minière : Les frères de la roche, avec Nundro Mierren et Tharden Mierren. Gundren a mis la main sur une très ancienne carte, elle désigne l’emplacement d’une excavation, nommé la cave aux échos millénaires, objet d’une vieille légende. Il y a plusieurs siècles, nains gnomes et humains ont formés un accord autour de ce site, le pacte de Phandelver. Ce dernier consistait à exploiter en bonne intelligence les ressources de ce lieu et surtout le puits magique qu’il renferme. Mais cet endroit a attiré d’autres convoitises, des temps troubles sont arrivés, des armées d’orques se sont formées et ont fondu sur la chaîne des épées et ses environs. Selon la légende, la caverne fut détruite, ainsi que la forge des sorts qu’elle contenait durant une grande bataille, ce qui a conduit à son oubli.
Après ces révélations Sildar propose de se mettre en route pour Phandalin. Il doit y retrouver un autre membre de l’alliance des seigneurs, un certain Iarno Albrek qui ne lui a pas donné de nouvelles depuis deux mois. Ce dernier était chargé de reprendre en main les affaires de sa guilde à Phandalin. La troupe s’exécute, et presse le pas, atteignant ainsi à la nuit tombante le bourg.

L’arrivée à Phandalin.
Au détour d’une colline, le sentier file droit vers une vallée verdoyante, au début de cette journée les contreforts de la chaîne des épées ne représentaient qu’un mirage lointain, désormais les montagnes imposent leurs formes massives. Le petit village de Phandalin est niché au creux des monts. Un lieu riche en couleurs, presque bucolique. De leur position, le groupe aperçoit quelques fermes, peut-être une vingtaine de maisons modestes, certaines plus ouvragées que d’autres et qui enserrent la place du village. À leur approche les habitants jettent quelques regards curieux, sans insister, des enfants jouent et courent dans les champs, la vie reprend ses droits après ces jours tumultueux.
Sur les conseils de Sildar le groupe entreprend une halte chez Elmar Barthen qui tient un magasin de provisions, c’est un ami intime de Gundren. Barthen accablé par la nouvelle se charge des affaires du nain et paie les convoyeurs, en avance, garant de son cher disparu. Il leur fait part des premières rumeurs concernant Phandalin. Il est inquiet, car depuis deux mois une bande de petites frappes terrorise le village au nez et à la barbe du bourgmestre, ils se font appeler « Les rouges », leurs activités principales : racketter les commerçants et intimider les passants. Barthen met en garde les aventuriers et leur déconseille de se rendre à la taverne du géant qui dort.
Cela tombe bien puisque Sildar les invite à venir se restaurer à l’auberge de la carrière, il compte y séjourner le temps qu’il faudra, il connaît l’établissement de réputation et entend s’y reposer. La troupe suit, mais avant cela, Hitch décide d’aller rendre visite à sa mère adoptive – Marta –, et Kaos part se renseigner sur son mentor – Phasma –, qui aux dernières nouvelles se trouve ici.
Hitch retrouve avec plaisir Marta, recueilli dans un premier temps par Gundren, il fut confié à la rebouteuse de Phandalin qui à l’époque s’apparentait à un simple hameau. Autour d’une soupe, Marta est heureuse de revoir son protégé et lui fait part de ses craintes et de ses inquiétudes. Le village a bien changé, la vieille dame se sent envahie par les bâtisses et les voisins qui selon elle ne respectent par la terre. Fervente disciple de Sylvanus, elle envisage toute cette urbanisation d’un mauvais œil. En plus, depuis le départ d’Hitch elle fut mise à l’écart. Oui, lorsque l’ensorceleur a pour la première fois ressenti son pouvoir, sa magie s’est manifestée de manière brute, la puissance du phénix a irradié de son corps et a enflammée la grange dans laquelle il jouait au docteur avec une jeune paysanne. La famille de Robert en a payé les frais, Hitch a pris la route et le fermier s’est suicidé. L’ensorceleur comprend désormais pourquoi il a subi certains regards insistants sur le trajet, pour ne pas dire hostiles. Connaissant Marta, Hitch lui a demandé si elle avait eu vent d’un lieu qui pourrait s’apparenter à un château dans la forêt de Padhiver que des gobelins se seraient accaparés. Cette dernière l’a invité à se rendre au nord-ouest du bourg, dans les ruines du village de Thundertree à quatre jours de marche. Là-bas il pourrait y trouver un certain Reidoth, druide de Sylvanus, susceptible de le renseigner à ce sujet.

Kaos de son côté entreprend de rendre visite à Daran Edermath, sur les conseils de Barthen. Il s’agit de la personne qui entretient la pommeraie du bourg et qui connaît Phasma. Sur place, un elfe de haute taille l’accueille, les cheveux grisonnants et l’œil vif. Ils échangent quelques mots sur le mentor de Kaos, le vieux prêtre a pris la route pour le puits aux chouettes, à deux jours d’ici. En arguant du fait qu’il devait se rendre là-bas afin d’étudier certains éléments concernant la vie et la mort, quelque peu mystique, Daran n’a pas relevé. Il ne s’est pas non plus étonné qu’il ne soit pas revenu après un mois d’absence, puisque le vieil homme affectionne les pèlerinages. Mais il invite Kaos à se rendre au cimetière du village, là où le prêtre possédait ses quartiers. Sur le trajet, Kaos perçoit au fond d’une ruelle deux silhouettes sombres. Dans le doute et après les histoires entendues au sujet des rouges, il décide de bifurquer et de prendre une traverse. Manque de pot pour lui, deux autres hommes l’attendaient. La tenaille se referme sur le clerc, il tente désespérément de négocier une sortie, en vain. Les quatre brigands comptent bien le dépouiller, ils le passent à tabac en prime, le rouant de coups et le laissant inconscient face contre sol, seulement vêtu de sa bure.
Pendant ce temps à l’auberge, Nor et Arconis se sont restaurés en compagnie de Sildar, après le repas, Hitch rejoint la bande. Leur faisant part des nouvelles qu’il a eues de Marta et notamment celle concernant le druide Reidoth. Nor d’humeur bougonne se contente de manger et de marmonner dans sa barbe, il s’est rendu compte qu’il a oublié le gobelin Gniok dans la carriole, il hausse ses larges épaules en se disant que la vilaine créature pourra bien attendre le lendemain. Arconis rencontre Corrin Bonbaril, un clerc de Tymora — la déesse de la chance — quelque peu atypique. Halfeling de son état, porté sur la bibine, il trimballe toujours sur lui une Roue de Tymora, avec laquelle il propose d’honorer la déité à travers un jeu d’argent. Sans grande conviction, plus par amabilité pour l’homme de foi, Arconis mise et perd une pièce d’or. Discutant à droite et à gauche, ils apprennent aussi qu’un certain Carp Alderleaf, un copain de Pip — le fils de l’aubergiste — a aperçu les brigands dans les bois à l’ouest du bourg. Selon lui ils empruntaient un chemin secret, il s’en est fallu de peu pour que son ami se fasse coincer !
Le temps passe dans l’établissement, les corps s’alanguissent sous l’effet des boissons et des copieux mets servis par Toblin et son épouse, Trilena.
La musique s’arrête brusquement, Kaos vient de faire irruption dans la taverne, le visage tuméfié et la robe déchirée. Furieux. Les rouges l’ont dépouillé. Ni une ni deux, la troupe se met en route pour se rendre chez le l’homme en charge de Phandalin afin de discuter immédiatement de l’affaire. Tant pis pour l’heure, Sildar suit, Nor décline l’offre et préfère un lit bien moelleux et chaud. Le barbare oublie un temps ses penchants naturalistes et primaires.

Un Bourgmestre bien laxiste…
Le groupe arrive tardivement chez Harbin Wester, ils font connaissance d’un homme bien apprêté, richement vêtu et aux manières appuyées. Il les invite dans sa demeure — l’hôtel de ville — la discussion tourne rapidement en rond. C’est un couard, il minimise l’impact des rouges et ne souhaite pas intervenir. Il dit que son budget est limité et qu’il doit composer avec les orques à l’est qui représentent selon lui une menace bien plus préoccupante. Kaos, sortant de ses gonds lui lance un sort d’injonction et lui intime d’aller réclamer ses affaires aux malfrats à la taverne du géant qui dort. Face aux occupants Harbin tente une première fois d’obtenir gain de cause, sans y parvenir. Il reprend ses esprits et rebrousse chemin. Devant cet échec et face à la présence de quatre brigands, l’équipe est restée loin et s’est caché pour observer la scène — refroidie par l’absence des gros bras de Nor —, ils décident de concert d’intervenir le lendemain.
À l’aube et dans la précipitation, les quatre comparses se rendent à la taverne qui sert de repaire à la bande. Non loin, Arconis aperçoit un groupe de deux personnes qui file vers l’ouest et qui dispose du signe distinctif des rouges, un bout d’étoffe écarlate. Profitant de l’aubaine, ils décident de les pister, ils les mènent jusqu’au Manoir de Tresendar, immense ouvrage qui domine le bourg, posé sur un monticule, plus qu’une colline. Les deux brigands se sont enfoncés dans les entrailles des ruines. Un escalier descend vers le sous-sol de la bâtisse, visiblement encore utilisé et habité.

Le sous-sol du manoir de Tresendar.
La cave est bien aménagée, de belles maçonneries forment les murs qui semblent d’un autre temps mais qui tiennent bon. La grande pièce possède en son centre un immense bassin cristallin qui accentue l’impression d’humidité et le clapotis de l’eau rend l’atmosphère encore plus oppressante. Le lieu est occupé aucun doute, ci-et-là sont entreposées des tonneaux et des caisses, des odeurs de salaisons viennent aux narines des aventuriers. Avançant prudemment, continuant leur descente vers cette vaste pièce, Arconis remarque au nord un mur plus fin que les autres, duquel émane un léger courant d’air. Nor, n’écoutant que son instinct, décide de frapper un grand coup de pommeau dans l’ouvrage, sans effet. Hormis le fait que le bruit a alerté trois hommes qui stationnaient dans une pièce tout à l’ouest. Les rouges, surpris, foncent dans la bataille, le début du combat est mal engagé, les aventuriers troublés par cette irruption ne parviennent pas à asséner les coups qu’il faut pour mettre hors d’état de nuire les brigands. Mais c’est sans compter sur la rage de Nor et la puissance des flammes d’Hitch, ainsi que les coups de taille d’estoc d’Arconis. Le groupe terrasse les trois brigands. Kaos s’évertue à tenter d’en sauver un, pour le faire parler, en vain.
La menace écartée le groupe prend le temps d’explorer les lieux et le pseudo baraquement investit par les trois hommes, quelques pièces d’ors et grenats précieux plus tard, la plus belle trouvaille est celle faite par Arconis. Dans le bassin, il met la main sur un sac étanche immergé, contentant une potion de soins, une autre flasque aux propriétés inconnues, une coquette cagnotte et de riches vêtements de voyage. À l’invitation d’Arconis, Hitch ingurgite le curieux breuvage et devient invisible. Pendant ce temps, Nor retourne au mur qui a résisté à son premier assaut, avec élan il assène un coup puissant et brise littéralement ce pan de maçonnerie fine. Derrière, un grand hall se présente au groupe, Hitch, confiant et indécelable, prend les devants. Il aperçoit en bout de couloir une immense porte ouvragée, s’en approche, mais sa vigilance émoussée par les précédents événements l’empêche de prendre garde au piège et il reçoit une énorme pierre sur le râble. Ne parvenant pas à l’esquiver à temps, il échappe de peu à la mort. Kaos le soigne, encore une fois.
S’attardant brièvement sur la fresque sculptée dans le cuivre de la porte, Nor décide de l’ouvrir, un grand grincement se fait attendre. Les deux lourds battants laissent place à une crypte, trois sarcophages — façonnés dans de massives pierres — occupent l’espace, ainsi que des colonnes finement ouvragées. Trois squelettes s’activent à la vue des intrus. Arconis, rôdeur de son état, a pour ennemie jurée ces créatures qui remettent en cause le cycle naturel de la vie. Il identifie des gardiens qui peuvent être contrôlés avec des mots de commandement. Mais devant l’agressivité des morts-vivants, peu de temps pour y réfléchir, un combat sanglant et clinquant s’en suit. Nor s’en sortira de justesse, avec deux blessures critiques, la première, hémorragique est rapidement prise en charge par Kaos, la seconde, une vilaine entaille sur son biceps gauche va réclamer plus d’attention, car peu de temps après le pue et une vilaine rougeur s’y invitent. Heureusement qu’Hitch a profité de son invisibilité pour venir à bout de deux petites frappes qui ont émergé de la pièce au nord alerté par le fracas des armes. Il a égorgé le premier et endormi le second. Le groupe a réussi à ligoter un rouge, enfin. Il sera à même de parler, peut-être ? Que veulent-ils ? Pourquoi Phandalin ? Et surtout où se trouvent les affaires de Kaos et son indispensable catalyseur à l’effigie de Kelemvor ?
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Re: Compte rendu JDR : Campagne D&D5

Message par SamuelZiterman » 13 Février 2018, 15:08

La troisième séance. Au final c'est vraiment une mini campagne au long cours cette affaire, avec le matériel proposé, je pense, en avoir pour une petite trentaine d'heures, sans compter ce que je rajoute au fur et à mesure à côté.
Sur roll20 j'ai fini d’implémenter des tables de trésors, complètes et en arborescence : 5 niveaux de rencontre qui à chaque fois peuvent tirer 4 tables : A pièces, B gemmes et objets d'art, C objets rates, D objets magiques avec 8 tables. Je vais améliorer les rencontres aléatoires même si j'ai déjà de quoi faire.
Côté aventure, j'ai amélioré la map de la région vu qu'ils sont censés aller où ils le souhaitent, et j'ajoute au fur et à mesure des lieux avec du background à découvrir et de potentielles aventures à dénicher.

Image

La vidéo : s01e03

Dans la crypte Tresendar.
Les trois squelettes gisent au pied de Nor, désarticulés, les membres osseux dans des positions impossibles. Le barbare se tient fermement le bras gauche. Kaos tente de se remémorer ses connaissances concernant ce patronyme, ses morts et son histoire. Il sait que les Tresendar sont issus d’une vieille descendance qui remonte à l’époque des Illefarn, mais plus récemment la famille s’est agrandie et s’est mêlée aux humains. Donnant une lignée de demi-elfe puissant et influant, mais il ne sait rien de leur chute, à part peut-être qu’elle est liée aux évènements du pacte de Phandelver ?
Le rouge capturé, Lishark — un demi-orque ayant participé au troussage de Kaos —, reprend ses esprits. Il ouvre les yeux sur les trois personnes qui l’entourent, pris de panique. Il subit un interrogatoire musclé qui le contraint à parler. Il ne connaît pas l’emplacement de la forteresse, mais révèle que l’armurerie se trouve juste au-dessus d’eux et que Kaos pourra y retrouver ses effets. Il évoque aussi la présence de plusieurs gobelours qui sont arrivés dans le repaire depuis peu. Ils viennent du château pour prêter main-forte à son chef Glasstaff, dont les quartiers se trouvent à l’ouest. Mais le passage est surveillé par une hideuse créature installée dans un gouffre bien avant leur venue, qui possède un unique et immense œil, le simple fait de l’évoquer semble l’apeurer.
Hitch hausse les épaules, récupère les clés sur le geôlier et s’engouffre dans la pièce à l’est, au nord et au sud des cellules, l’odeur forte — des relents de crasses et d’excréments — lui prend le nez. Face à lui, un tas d’immondices, composés de vêtements de plusieurs personnes différentes. Il entreprend d’ouvrir celle au nord et délivre de ses chaînes une pauvre humaine, affaiblie. Elle dit s’appeler Mirna Dendrar et affirme être la femme du menuisier assassiné par les rouges, elle implore Hitch de se précipiter et d’ouvrir la cellule du sud afin de libérer ses deux enfants. La famille est à nouveau réunie. Taiseuse sur les sévices qu’elle a subis, elle les remercie. En guise de reconnaissance leur donne l’emplacement d’une boutique familiale — une herboristerie — se trouvant à Thundertree, à l’intérieur, il devrait y retrouver les bijoux de famille et notamment un fabuleux collier. Elle explique qu’ils ont quitté le village précipitamment suite à l’éruption de la montagne Pelée, il y’a un peu plus de trente ans. Kaos se propose de raccompagner la famille à Phandalin, Nor le suit et compte profiter de la virée pour s’occuper, peut-être, de sa blessure. Arconis et Hitch préfèrent rester ici pour tenter de trouver un moyen d’ouvrir l’armurerie qui est fermée à clé.

Virée à Phandalin.
Après avoir mis la famille en lieu sûr, dans la menuiserie du défunt mari, Nor et Kaos se rendent à l’auberge de la carrière. Ils tentent de haranguer le peu de personnes présentes afin de trouver de l’aide pour combattre les rouges. En vain. Même si Toblin, le tenancier, ainsi que les clients affirment leur reconnaissance pour la famille du menuisier. Nor les traite de faibles et s’attire la vindicte d’une barde attablée avec Corrin. La veille, elle l’avait déjà regardé le demi-orque d’un mauvais œil, de son unique œil en vrai. La demi-elfe borgne fait face à Nor sans se démonter et lui crache sa haine au visage. Le barbare insulté l’a violement empoigné puis poussé sans ménagement, la pauvre s’en va cogner un des bancs de l’établissement, et lui fend la lèvre. Corrin, le prête de Tymora, se porte à son secours et invite les deux sang-mêlé à quitter les lieux.
Nor propose de rendre visite à Marta, rebouteuse de son état, elle pourra peut-être s’occuper de sa vilaine plaie. La vieille dame, aimable avec les amis de son petit Hitch, applique un cataplasme sur la déchirure et confirme ce que le barbare craignait, la blessure va exiger une attention particulière. Elle peut s’en charger, mais il lui faudra du lichen rouge, elle n’en a quasiment plus. Hitch sait où en trouver. Une fois l'entaille bandée, Nor et Kaos décident de tenter d’équiper le clerc, il passe d’abord chez les provisions de Barthen. Nor a dans l’idée de donner à manger à Gniok, arrivé sur place ils apprennent que le gobelin a tenté de fuir, il s’est libéré de ses liens et a mordu l’oreille d’un manouvrier du commerçant. Ce dernier fulmine, ses deux employés sont parvenus à maîtriser la créature et sont partis directement chez le bourgmestre. Pour apaiser le vieil homme, ils s’excusent platement et l’informent de la libération de la femme du menuisier et du coup porté aux rouges. Barthen ne vend pas de matériel de guerre, il leur donne dix pièces d’or pour contribuer à la cause et leur indique une autre boutique. Mais les prix pratiqués par Linene Ventgris, qui tient le Bouclier Léonin, dépassent leur moyen, ils abandonnent rapidement l’idée. Dernière tentative pour trouver des ressources qui peuvent les aider : le Temple de la chance. Une modeste chapelle de pierres noires dressée sur la place du village. Ils pénètrent la bâtisse, Kaos avance pieusement et s’adresse à celle qui en charge des lieux, Sœur Garaele. La prêtresse paraît fatiguée, des contusions sur la partie gauche de son fin visage n’arrangent pas son apparence. Les deux dévots discutent de façon cordiale, le clerc de Kelemvor demande si effectivement le temple propose des parchemins de soin des blessures, la jeune elfe répond par l’affirmative et annonce le prix exorbitant (selon eux) de cent pièces d’or. Elle explique que c’est Corrin qui s’en occupe et que c’est une activité longue et éreintante. Encore une fois, ce n’est pas pour eux, la situation semble chagriner la jeune prêtresse, mais elle demande à Kaos de venir la rencontrer plus tard, lorsqu’il aura plus de temps, elle doit l’entretenir d’une certaine affaire. Avant qu’il ne quitte le temple, la sœur les exhorte de pratiquer une offrande à Tymora afin que La Souriante se tourne vers eux et leur entreprise. Ils s’exécutent, peut-être à contrecœur ?

De retour dans les sous-sols de Tresendar.
À leur retour, Nor et Kaos retrouvent l’ensorceleur et le rôdeur dans les quartiers des rouges, allongés et en plein repos. Arconis souffre, en effet, il s’est démis l’épaule en tentant de défoncer la porte de l’armurerie, en vain bien évidement. Kaos s’occupe de lui, mais les premiers soins prodigués sont d’une piètre aide étant donné l’état du drakéide. Nor prend les devants et assisté de Kaos qui adresse des louanges à Kelemvor, il parvient du premier coup à défoncer l'entrée de l’armurerie. Son expertise en matière de forge lui a permis de déceler une faiblesse dans le fer qui cercle la porte. À l’intérieur, le groupe découvre un véritable arsenal, de quoi équiper une vingtaine d’hommes. Kaos est ravi de retrouver ses effets personnels et adresse une prière silencieuse à son Maître. Nor, fouillant et examinant les lieux avec attention, décèle sur le mur d’en face un mécanisme finement dissimulé, il active sans se poser de questions et malgré le début de conversation engagé par ses compagnons. Une porte secrète se met en branle et dévoile un grand atelier bordélique, où des tas de ferraille se mêlent à des outils hors d’âge. Au sud, une énorme cavité naturelle s’ouvre à eux. D’immenses stalagmites semblent maintenir la voûte en place, l’humidité prenante, des cliquetis de l’eau bien présents. Elle doit bien avoir une largeur d’une quinzaine de mètres, l’obscurité ne leur permet pas d’en estimer la longueur. De leur position, à l’entrée de la cavité naturelle, il distingue un pont qui enjambe une crevasse, une faille ténébreuse comme une nuit sans lune de cinq mètres de large et d’une profondeur inconnue.

Le gouffre.
Les pas s’enchaînent, précautionneux, la discrétion est de mise, la crainte s’installe dans les esprits. Quelques torches sont jetées plus en avant, pour y voir plus clair. Kaos et Hitch se collent à la faille et tentent d’en sonder la profondeur, cinq mètres ? Huit mètres ? Une forte odeur de charogne s’en dégage. Hitch propose à son compagnon de le rendre léger comme une plume et de le précipiter en contrebas, le clerc refuse, étonné qu’une telle idée saugrenue ait pu émerger. Arconis de son côté atteint le pont de bois et de cordes, de solide facture, il s’apprête à le traverser lorsqu’une force inconnue s’immisce dans son esprit. La créature pénètre son subconscient et s’empare de certain de ses secrets, elle semble se délecter de la situation et exige paiement pour la traverser. Elle veut des trésors et à manger. Arconis devant tant de clairvoyance accepte de lui donner la statuette de jade dont il s’était emparé dans les quartiers de Klarg. Satisfaite, la créature se tourne désormais vers Hitch, qui s’est lui aussi avancé et qui a traversé le pont. Elle n’a pas réussi à transpercer les défenses cognitives du demi-elfe, agacée elle émerge de l’ombre et réclame dorénavant à manger. Elle doit mesurer un mètre cinquante, un mètre quatre-vingts de hauteur, mais elle est tellement avachie qu’il est difficile de se faire une idée de sa véritable taille. Un unique œil démesuré prend place sur sa face aux traits sombres et durs. Ses pattes sont terminées par d’immenses griffes meurtrières. La créature négocie et exige à manger, comme l’entreprend le maître des lieux qui la nourrit régulièrement. Nor se charge d’aller chercher le corps d’un des rouges, offrande immorale, Kaos s’y oppose fermement, mais devant une telle menace et face à la nécessité d’avancer il cède. Nor s’approche et dépose le cadavre, la créature pénètre l’esprit du barbare, fait voler en éclat sa volonté, effrayé par cet œil unique qui lui rappelle de terribles songes, il est pris d’une terreur irrationnelle et fuit. Le Nothic, satisfait de ce que les aventuriers lui ont donné emporte le corps, le jette en bas de la faille sans ménagement et s’enfonce dans les ténèbres pour savourer son repas.

Discorde.
Kaos n’en démord pas, cette offrande s’assimile à une hérésie, il refuse d’aller plus en avant. De plus, il affirme que poursuivre à ce rythme est dangereux, les corps sont fatigués. Nor se range derrière son avis, la rencontre avec le Nothic lui a retourné les tripes. Il propose une halte, l’évocation des gobelours ne le rassure pas non plus.
Hitch et Arconis tentent une dernière fois de les convaincre, arguant du fait que s’ils reviennent le lendemain il est fort probable que les occupants aient quitté les lieux, ou bien, qu’ils les attendent de pied ferme. Dans un cas comme dans l’autre, l’issue déplaît. Ils n’ont cure des considérations des deux demi-orques et avancent tous deux prudemment. Après le pont de bois, ils parviennent à un couloir façonné par les mains de l’homme. De la même maçonnerie que le reste des sous-sols. En bout de coursive, une porte au sud et une au nord. De celle du sud émanent des éclats de voix, des insultes et des rires gras. Visiblement, plusieurs personnes sont en train de prendre du bon temps. Hitch regarde par la serrure et aperçoit quatre rouges autour d’une table en pleine partie de cartes bien animée. Au nord, le silence et la pénombre. Ils entreprennent d’ouvrir prudemment cette porte et découvrent un laboratoire d’alchimiste, de nombreux tubes, réceptacles et autres récipients en verre qui contiennent divers liquides. Fumerolles, cliquetis, clapotis forment l’ambiance de cet endroit. En son centre, un bureau d’étude ou plusieurs livres sont posés, sur les murs d’immenses étagères garnies de nombreux ouvrages. Au sol, des inscriptions kabbalistiques et une fresque qui représente une monstruosité d’un autre plan. Le temps d’apercevoir les lieux, un rat bondit de derrière le bureau et file vers la porte à l’est. Ni une ni deux Hitch tente de lui décocher un carreau. Loupé. La petite créature se faufile sous le bois.
Nor et Kaos concentrent leur sens sur leur gauche, sur le qui-vive. Ils ont entendu un crissement rocailleux et ont pris place au nord de la cavité dans le pseudo établi. En position, les voilà un peu rassurés. Le mur à l’ouest vibre, bouge et s’ouvre. Il en émerge un homme encapuchonné tenant à la main un bâton translucide. Il est interpellé par le rouge que Kaos et Nor gardaient : « Chef, chef ! Aidez-moi, ils m’ont eu ! » Le mage est désarçonné. Des intrus se trouvent dans ses quartiers. Il les invective, les menace et lance à leur encontre des projectiles qui ressemblent à des flèches éthérées, les traits magiques fusent et percutent Kaos et Nor. Dans le même temps, le barbare envoie une javeline, mais loupe le sorcier. Prenant l’initiative, Nor entre dans une rage folle et fonce sans réfléchir contre la menace, il fait virevolter son mètre vingt d’acier et tranche net. La tête roule, le corps s’effondre.
Ce fut bref, la chance a souri aux aventuriers, leur discorde a permis de couper la retraite du maître des lieux, Nor a joui d’une faveur exceptionnelle pour asséner un tel coup. Peut-être que l’offrande généreuse faite à Tymora a contribué à cette issue avantageuse.

Les quartiers de Iarnor Albrek, alias Glasstaff.
Les deux binômes se retrouvent dans la chambre du mage. Il est parti de façon précipitée, averti par son familier d’une intrusion dans son laboratoire. Son bureau contient des effets personnels, un parchemin de boule de feu et un de charme-personne, une belle somme d’argent et une magnifique perle. Mais surtout un courrier, frappé d’un sceau à l’effigie d’une tarentule noire, adressé à Iarno Albrek — membre de l’alliance des seigneurs et ami de Sildar Hallwinter —, en voici sa teneur :
Seigneur Albrek,
Mes espions sur Padhiver m’informent que des étrangers ont pris la route pour Phandalin, il se peut qu’ils travaillent pour le nain.
Capturez-les si vous le pouvez. À défaut, il convient de les éliminer, on ne peut pas se permettre qu’ils se mettent au travers de notre route. S’ils possèdent une quelconque carte, faites-la-moi parvenir dans les plus brefs délais.
Ne me décevez pas.

Les aventuriers ont du mal à compiler toutes ces informations, mais visiblement, ils ont désormais un ennemi bien plus tenace qu’une simple bande de gobelins commandé par des vicieux gobelours. Il va falloir en toucher deux mots à Sildar et surtout découvrir qui se cache derrière cette araignée noire.
Arconis entreprend de fouiller le laboratoire et y trouve un ouvrage intéressant, écrit en démoniaque (qu’il maîtrise), intitulé vulgairement De Profundis, ainsi qu’une potion d’invisibilité. Hitch de son côté a aperçu ce sur quoi travaillé actuellement le mage, un récit aussi vieux que le pacte de Phandelver, Le journal d’aventures d’Urmon qui relate l’histoire des mines de Phandalver et de la forge des sorts. Écrit par un prêtre de Lathandre en charge d’une course afin de forger une masse nommée Porteuse de lumière. Après cela, il s’empare du bâton de verre, qui semble solide comme du chêne et tout aussi lourd. Puisant dans ses connaissances des arcanes il détermine qu’il émane de cet objet une forte puissance d’abjuration. Il devra se pencher plus longuement sur ce bâton.

À deux doigts de la mort.
Le groupe reprend sa progression et décide d’obtenir coûte que coûte la position du château, même s’il faut pour cela affronter les gobelours. Ils leurrent facilement les rouges tous saouls autour de la table de jeu. Arconis se déguise et dans l’ombre se fait passer pour leur chef, permettant ainsi d’en attirer un et de réduire les forces en présence. Hitch en endort deux et le dernier larron tombe sous une flèche du rôdeur. Trois prisonniers de plus.
Leur progression les amène à une porte toute au sud, en écoutant ils entendent des voix graves, globinoïdes, mêlées d’invectives en commun : « Droop fait tourner ton petit machin, vas-y Droop lèche-ça ! ». Visiblement les gobelours prennent du bon temps en maltraitant un gobelin nommé Droop. Hitch confiant avec son sort de sommeil, il le lance par la serrure et cible le bouffon, malheureusement l'effet magique s’avère insuffisant et ne fait sombrer que le petit Droop qui tombe face contre terre devant ses tortionnaires médusés. Ni une ni deux un immense gobelours ouvre la porte et assène un terrible coup de morgenstern à l’ensorceleur qui se désarticule comme une vulgaire poupée de chiffons et sombre dans l’inconscience. La masse de muscle et de haine, nommé Mosk, entend bien déloger ces avortons des coursives. Paniqué et faisant face à trois gobelours, le groupe est désemparé. Nul doute qu’ils ne pourront pas résister longtemps à l’assaut de ces brutes. Les coups pleuvent, mais aucun des adversaires ne tombe, Nor échappe de peu à la mort. Mais heureusement qu’Arconis possédait encore une flèche à son arc. Il s’était bien gardé de dire au groupe qu’il détenait de tels capacités magiques, il se met à incanter, à faire virevolter ses gracieuses mains et lance un brouillard immense sur les monstruosités. Le couloir et une partie de la pièce s’emplissent d’une brume artificielle, blanchâtre et épaisse, la visibilité en son sein et nulle. Mosk en émerge à l’opposé du corps-à-corps qui l’opposait au barbare et au clerc, offrant ainsi à Nor une belle attaque d’opportunité, il tranche d’un seul coup la jambe du gobelours et le tue sur le coup. Renversant très certainement la bataille. Un second ennemi tombe sous les coups de Kaos et d’Arconis, et est stabilisé par le clerc. Le troisième tente de fuir et est immobilisé par le barbare. Il l’interroge, devant les menaces et face à sa situation désespérée la créature parle et leur donne la position du château. Ils apprennent que le Roi Grol demeure au sein d’une antique forteresse bâtie et nichée sur une falaise en plein cœur de la forêt de Padhiver. Il leur dit aussi que l’araignée noire appartient à la race des elfes sombres, issue des profondeurs. Elle a commandé toutes ces actions concernant les rouges et a parachuté Glasstaff à leur tête.
Le groupe digère ces révélations, ils connaissent l’emplacement du château, les rouges sont défaits, Iarno Albrek a été décapité. De plus, ils vont devoir gérer une flopée de prisonniers. Deux gobelours, un gobelin et quatre bandits. Et un nouvel ennemi, l’Araignée Noire.
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SamuelZiterman
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Re: Compte rendu JDR : Campagne D&D5

Message par SamuelZiterman » 27 Février 2018, 12:57

Le résumé de la quatrième séance avant une pause d'un mois pour cause de MJ en vadrouille. La vidéo arrivera un peu plus tard.

Une bonne séance, un des joueurs (Arconis) est parti se coucher plus tôt et nous avons continué pendant une bonne heure, c'est une séance essentiellement axée sur la vie à Phandalin, les conséquences de l'arrivé en trombe des joueurs et on en sait un peu plus sur leur passé et leurs buts personnels.

Départ temporaire des sous-sols.

Le groupe laisse les quatre rouges prisonniers dans leurs propres geôles, et enchaîne le gobelours à Droop — le bouffon gobelin — et les entrave tous deux au second imposant goblinoïde, qui lui est inconscient. Le bourgmestre possède des cellules à l’hôtel de ville, ils entendent bien les y enfermer. Ils quittent les sous-sols du manoir des Tresendar, mais Arconis leur fait savoir qu’il ne compte pas en rester-là, il est de son devoir de débarrasser ce lieu du Nothic et de sa présence malveillante. Kaos semble aller dans son sens, pour lui, il est impossible de ne pas s’occuper des nombreux corps qui doivent reposer au fond de la crevasse.
L’équipée approche de la place du village, avance au rythme des cliquetis des armes et du frottement des cordes. Arrivé au coude précédent le modeste parvis, la rumeur enfle, il y a foule : un marché ? Une réunion publique ? Non, le groupe découvre une potence de fortune sur laquelle Gniok est posé, corde au cou. Tout autour se trouve quelques habitants, Corrin est là, bien sûr, posé nonchalamment sur une barrique, mais aussi le tavernier, sa compagne. Harbin Western et Sildar Hallwinter flanquent la créature, le visage fermé pour le premier, l’embarras dans le regard pour le second.

Rififi sur la place publique.
« Ah ! Voilà les fauteurs de troubles », avec cette phrase le bourgmestre posa les bases d’une discussion qui s’avéra houleuse. Sildar Hallwinter a bien tenté d’arrondir les angles, mais c’est surtout l’intervention d’Halia Thorton, la gérante du comptoir minier de Phandalin, qui fit pencher la balance. Elle ne s’est pas démontée face au ventripotent banquier et l’a mis devant son incompétence, tout en soulignant l’intervention des aventuriers contre les rouges. Harbin, excédé, réagit violemment — surtout pour Gniok —, voulant prouver qu’il assume ses responsabilités il assène plusieurs coups maladroits au tabouret sur lequel repose le gobelin, corde au cou. Il a bien essayé de se débattre, mais au deuxième coup de pied le siège vacilla et Gniok se brisa la nuque dans une ultime tentative pour accrocher le tabouret de ses pieds.
Après ce coup d’éclat lamentable, le bourgmestre tourna les talons et annonça qu’il les attendra, eux et les prisonniers, à l’hôtel de ville. Bon gré mal gré, il a accepté de prendre en charge les captifs.

De nouvelles connaissances.
Halia en profite pour causer avec le groupe, une conversation cordiale s’installe entre Arconis et elle. Le rôdeur lui fait part des évènements du repaire, elle se présente comme une négociante en produit minier et aussi, pourvoyeuse de convoyeurs et de gardes. Elle accepte de poster deux sentinelles à l’entrée du manoir jour et nuit, mais pas plus. À vrai dire elle ne semble pas encline à faciliter la tâche du bourgmestre. Nor remarque un gnome au regard insistant, il semble intéressé par la conversation, et au départ accompagné par Halia. Le barbare l’interpelle, après quelques échanges de politesse, le petit homme s’avère fort sympathique, il lui propose de marcher en direction de chez Barthen. Le reste du groupe rend visite au bourgmestre, pour arranger les détails du procès, car procès il y aura.
Nor discute avec le gnome, il séjourne là depuis presque un an, visiblement il file un coup de main à Halia lorsqu’elle en a besoin. Il est spécialisé dans l’achat et la revente d’objets, d’après lui, il peut dénicher et refourguer tout ce que le géant peut souhaiter. Nor devant tant de franchise et d’enthousiasme se livre aussi, le gnome le questionne sur le groupe et leur présence à Phandalin, il lui parle de Gundren, du Roi Grol et des mines perdues. Bryckers Crystalfinder est ravi d’entendre de telles histoires. Arrivé chez Barthen ils se séparent, le petit homme réitère son offre et l’intime de ne surtout pas hésiter. Face à Barthen le barbare présente ses excuses et propose dix pièces d’or pour dédommager le jeune manouvrier pour la perte de son oreille. Ce dernier accepte, visiblement touché par la démarche.

Les détails du procès.
Chez le bourgmestre la discussion bat son plein, le vieux banquier semble résigné et prêt à admettre ses torts. Arconis lui demande de s’occuper la sécurité de Phadalin. Il rétorque qu’il n’en a pas les moyens et qu’Halia pratique des tarifs prohibitifs. Sildar, ayant appris la trahison de son confrère de l’alliance, se propose de prendre en charge une modeste milice de trois personnes, et ce pour les cinq mois à courir pour finir l’année. Arconis négociera les termes du contrat avec la tenancière du comptoir minier. De son côté Kaos semble plus préoccupé par la future affaire, il pose les détails et annonce qu’il se chargera de défendre les accusés. Il estime qu’ils ont droit à un procès équitable. Mais son dogme l’oblige aussi à pratiquer les exécutions et à mettre en œuvre les sépultures des futurs condamnés, car tout le monde autour de la table ne doute de l’issue de l’instance. Il décide de venir discuter des détails plus tard dans la journée avec Harbin, Sildar semble impatient d’en savoir plus sur Iarno Albrek.
À l’auberge de la carrière, le groupe confirme sans concession que Iarno Albrek a trahi l’alliance des seigneurs, il s’est lié avec un(e) elfe noir du nom de l’Araignée Noire. C’est Iarno qui se faisait appeler Glasstaff et qui menait les rouges pour causer des troubles à Phandalin. Il savait pour Gundren et la carte, pour l’embuscade et la présence des aventuriers sur la route. Ils lui annoncent aussi la mort de Iarno, décapité sans ménagement par Nor, devant l’agressivité du mage, il n’avait d’autre choix. Sildar accepte les nouvelles, se sent redevable envers le groupe, il partira dans deux jours, emportera le corps de Iarno pour le ramener à Padhiver et faire part de toutes ces fâcheuses nouvelles à ses supérieurs de l’Alliance des Seigneurs. Tout en rassurant les aventuriers sur la loyauté de son organisation. Ils décident de garder contact si besoin, le temps qu’il reste à Padhiver. Ils ont aussi pris le temps de discuter de la situation de Gundren, le groupe l’informe avoir mis la main sur l’emplacement de la forteresse du Roi Grol, cette dernière se trouve dans la forêt de Padhiver. Sildar Hallwinter leur a simplement intimé d’être prudent, car au regard de sa position, elle semble proche de la zone d’activité d’un groupuscule xénophobe elfe qui se fait appeler Les lames de la Victoire.

La vie reprend son cours.
Nor et Hitch se rendent chez Marta, le barbare espère faire changer le cataplasme de sa plaie infectée. Marta lui rappelle qu’elle ne possède plus de lichen rouge, les deux vont à une caverne à une heure de marche pour en récolter. Ils échappent de peu à deux ours noirs qui ont élu domicile dans la cavité rocheuse et reviennent avec la mousse rougeâtre. Marta prépare les cataplasmes et les remercie de ne pas avoir causé de tort à Mishka et Grishka, nul doute que Seigneur Sylvanus appréciera. À son retour, Nor rend visite au forgeron du village et rencontre un nain nommé Risnos Drotadthor, le barbare lui soumet son projet, confectionner une épée à deux mains dans un alliage composé d’argent. Il sait que les propriétés de ce métal peuvent s’avérer utiles contre certains démons et morts-vivants. L’artisan n’est pas contre, mais il lui annonce trois semaines de délai et un prix bien au-dessus des moyens du barbare. Il va falloir qu’il se procure de l’argent pour les matières premières et peut-être qu’il la forge lui-même, il en a le talent.
De leur côté Kaos et Arconis se rendent au cimetière de Phandalin, qui accueille aussi un édifice délabré consacré à Torm Le Véritable, où son mentor Phasma a élu domicile. Il y trouve une lettre inachevée de son Maître, le vieil homme comptait l’adresser à un certain Beonald, le prêtre supérieur du temple de Kelemvor à Padhiver. Dans la missive il lui demande de ne pas oublier son affaire, à savoir le financement d’un lieu de culte sur Phandalin. Mais il lui parle aussi du puits aux chouettes et de la possible recrudescence d’activités nécromantiques en ce lieu et qu’il compte s’y rendre. Il précise aussi que ses recherches sur le Testament de Vaer n’ont abouti à rien. Voilà une lettre qui questionne le jeune clerc, mais chaque chose en son temps, il décide de rédiger une note à l’attention de Beonald, accompagnée du courrier de son maître. Il confie le tout à Sildar qui se chargera de la donner en main propre au prêtre à Padhiver.
Puis, il se rend au temple de Tymora afin de s’entretenir avec Sœur Garaele, comme convenu. Corrin Bonbaril est présent lui aussi, les trois dévots échangent quelques amabilités et Kaos leur parle de l’office qu’il souhaite tenir après le procès lors de la mise en terre des dépouilles des condamnées. Sur les conseils de l’Halfeling, il fait un don gracieux à la déesse pour attirer les foules. À l’abri des oreilles et des regards, la sœur lui demande son aide, elle fait partie des Ménestrels, une organisation qui se charge de maintenir l’équilibre des forces qui composent le monde, ses supérieurs l’ont chargé de se rendre la forêt de Padhiver afin de poser une question à une Banshee du nom d’Auglatha. Une seule et unique question pour laquelle elle aura forcément la réponse : où se trouve le grimoire de l’Archimage Bowgentle ? La jeune elfe est désemparée, la forêt est bien trop hostile pour elle seule. Kaos accepte, naturellement, pour amadouer l’esprit torturé elle lui donne un collier de manufacture elfe en argent et lui souhaite bien du courage et lui affirme qu’elle adressera de multiples prières pour la réussite de cette entreprise.
De son côté Arconis attend le crépuscule pour se lancer dans une tâche personnelle. Afin de parachever sa formation de chasseur nocturne, il doit s’exercer. Il doit suivre un prédateur et lui voler sa proie sous ses yeux. La nuit tombée il parcourt les contreforts de la chaîne des épées et parvient à mettre la main sur un puma, le félin le repère rapidement et le rôdeur ne le provoque pas. Il décide de tenter une nouvelle fois sa chance et croise une belette géante. La bête ne se doute pas qu’elle est suivie, il traque le prédateur sur plusieurs mètres, jusqu’à repérer sa proie, une musaraigne. Petite et vive. Il bande son arc, mais le craquement sous son pied d’une brindille les fait déguerpir toutes deux, ça ne sera pas pour cette nuit.

Nor accomplit son rite initiatique.
Le barbare profite de la journée du lendemain pour parcourir les bois aux alentours de Phandalin. Avant de quitter le nord et son clan, son chaman, après la prise d’une décoction, lui avait affirmé qu’il devait dénicher un ours brun. Afin de le tuer de ses propres mains et lui dévorer le cœur encore palpitant, ainsi il atteindrait une forme plus pure de sa rage. Après plusieurs heures, il trouve une piste qui s’enfonce dans les bois et se rapproche d’un ruisseau. Au bord de celui-ci un énorme ours brun mâle s’y abreuve. Ne voulant pas laisser filer l’occasion, le barbare entreprend d’attacher une javeline à un arbrisseau pour tenter de confectionner rapidement un piège. L’idée s’avère bonne, mais dans la précipitation l’arbre se détend et claque, la bête prend conscience de la présence de Nor sur son territoire. Elle charge. Le nordique lance un trait, loupé. Il entre en rage et fonce sur elle, lui assénant un joli coup d’épée. L’immense ursidé se lève sur ses pattes antérieures et laboure les flancs du barbare et tente ensuite de la mordre. Un combat sans pitié, à la vie à la mort. Nor triomphe, non sans avoir subi quelques vilaines blessures. Il extirpe l’organe sanguinolent et entreprend de le dévorer. Dès les premières bouchées il est pris de haut-le-cœur, il se force, se concentre et l’engloutit. Quelques secondes après, il se sent mal, subitement il est pris de vives suées, d’une migraine folle et ses articulations brûlent. Perclus de douleurs, il est tétanisé. Il hallucine, il voit Phandalin ravagé et en flammes, il voit des hordes d’orques se déverser de la chaîne des épées, il voit une forteresse cyclopéenne grouillante de peaux vertes. Puis un œil, un immense œil unique à la pupille rouge, l’observe. Cille. Nor tombe dans l’inconscience.

Hitch entreprend d’en savoir plus sur le bâton.
L’objet de verre récupéré sur Iarno n’a pas livré tous ses secrets, le jeune ensorceleur a pu déterminer qu’il est empreint d’une forte aura d’abjuration. Incapable d’en connaître l’exacte fonction, il décide de dénicher les services de quelqu’un d’autre. Dans l’impossibilité de trouver un parchemin d’identification sur Phandalin, il est contraint de se tourner vers Ilona la borgne, la barde qui loge en ce moment à l’auberge de la carrière. Malheureusement, si elle accepte de lui parler, le début des négociations démarre sûr de mauvaises bases, la bévue de Nor la veille est restée en travers de la gorge (et de la lèvre) de la jeune demi-elfe. Mais tout de même, la femme est intriguée par l’objet, ils tombent d’accord sur un paiement de trente-huit pièces d’or de la part d’Hitch (toute sa fortune). Ce dernier fournit temporairement le composant nécessaire : une perle. Les deux demi-elfes s’isolent dans la chambre de la conteuse. Elle entreprend le rituel pour l’identifier, une fois le sortilège achevé Hitch la prend par surprise ! Il lui lance un sort de sommeil et s’enfuit sans la payer. La barde se réveille une minute plus tard, engourdie, sur son lit (installé là par Hitch). Nul doute qu’elle a matière à concocter une belle chanson sur la bande des bâtards, plus particulièrement sur Nor et Hitch.

Fin de journée.
Nor et Hitch retournent chez Marta pour soigner la plaie du barbare. La vieille rebouteuse remarque les blessures récentes sur le corps musculeux du demi-orque, elle le questionne, ne pouvant dissimuler la nature des coups de griffes Nor joue la carte de la franchise. Il lui annonce avoir tué un ours brun et, par la même occasion, d’avoir dévoré son cœur (il ne lui a pas précisé avoir récupéré sa peau et une de ses pattes). Outrée, la veille dame s’emporte et demande aux deux de quitter sa maisonnée, les invectivant et prophétisant le courroux de Sylvanus, elle ne peut accepter qu’une créature de son Maître soit sacrifiée pour des choses aussi viles. Nor ne demande pas son compte et prend la porte. Hitch tente de la raisonner en vain, il y retournera le soir même, discrètement, pour retrouver son lit.
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Re: Compte rendu JDR : Campagne D&D5

Message par SamuelZiterman » 03 Mars 2018, 14:38

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Re: Compte rendu JDR : Campagne D&D5

Message par SamuelZiterman » 07 Avril 2018, 11:18

Nous sommes de retour après plus d'un mois de pause. Voici l'épisode 5 ! Un procès avec une belle session de RP, de l'aventure et un nouveau compagnon pour la bande des bâtards.
À la fin de cette séance, ils atteignent à peine le château de Grol pour ceux qui connaissent le scénario. Il faut dire que j'ai ajouté pas mal d'éléments supplémentaires et que nous avons brodé pas mal l'histoire des rouges.

Vidéo : s01e05

Les affaires Phandalines.
Avant d’attaquer sa journée, Kaos rédige une missive à Beonald Cynguth, père suprême et fondateur du temple de Kelemvor de Padhiver, à laquelle il joint le courrier non expédié de Phasma. Il demande au chapitre de ne pas oublier la requête de son Maître et a minima de transférer une relique en guise de première pierre à un futur édifice en l’honneur du Seigneur des morts à Phandalin. Tout en précisant les circonstances de l’absence de Phasma.
Le clerc entreprend ensuite de faire le tour des villageois pour le procès et la sépulture à venir. Il va notamment voir Mirna Dendrar, qu’ils ont sortie des geôles des rouges avec ses deux fils. Cette dernière accepte d’être présente. Quelques heures après, l’un de ses deux enfants, Brand, se présente et propose son aide au clerc. Kaos saute sur l’occasion et charge Brand et ses amis de récolter du bois pour le bûcher (sans leur préciser), contre quelques pièces d’argent.
Arconis de son côté reste chez le bourgmestre, il rassure le vieux banquier et veille sur les goblinoïdes dans les cellules de l’hôtel de ville.
Hitch prend du temps pour tenter d’apaiser le courroux de Martha, la vieille disciple de Sylvanus ne digère pas le meurtre de l’ours brun des mains de Nor, et le saccage du corps de la bête qui s’en est suivi. Elle ne cesse de ressasser l’histoire et de prier pour apaiser le Père de la forêt.
Nor demande à Toblin d’informer Sildar du fait qu’il souhaite le voir au petit déjeuner, avant qu’il ne prenne la route. À l’aube les deux se rencontrent autour d’une table. Nor se confie au vieux guerrier et lui parle de son rêve étrange. Il exhorte d’envoyer des troupes dans la chaîne des épées afin de vérifier ou non, la présence d’une forteresse orque. Sildar ne peut en faire autant, mais lui promet de se renseigner. Il affirme qu’il sera de retour à Phandalin d’ici deux semaines, le temps de gérer la crise liée à la trahison d’Albrek et au rapatriement de son corps, que Kaos a humblement embaumé.


Les préparatifs de l’audience.
Kaos va ensuite voir les juges. Harbin Wester et ses deux assesseurs : Halia Thornton et Elmar Barthen. Il expose à chacun son plan pour les rouges : proposer la clémence aux bandits. En contrepartie, ils devront se mettre au service de la ville, protéger ses habitants et faire office de pseudo milice. Si le Bourgmestre a pris en compte l’idée, il n’a pas caché sa crainte de voir ces malfrats parcourir à nouveau les rues de son bourg ; Halia a écouté attentivement le jeune clerc, elle trouve l’idée bonne, mais ne peut se prononcer. Quant à Elmar, il doute de la bonne foi des criminels et a accueilli l’idée de manière mitigée. Kaos est satisfait de son tour et pense avoir fait de son mieux pour la tenue de l’affaire et tout ce qui est en son pouvoir pour récupérer les âmes de ces rouges qui ne sont pas prêtes à passer dans le royaume des morts.


Le procès.
Sur la place principale du bourg, il y a foule. Harbin Wester et ses deux assesseurs sont assis derrière un bureau de fortune devant l’auberge de la carrière, un peu en contrebas sont disposés les accusés en rang d’oignons. Les visages fermés, têtes baissées. Une bonne partie des habitats de Phandalin sont présents. Dans l’expectative d’une journée particulière pour leur communauté. Des rumeurs régulières parcourent l’attroupement. Lorsque le groupe arrive, Harbin interpelle Kaos et lui propose de rejoindre les accusés et de prendre place pour tenir son rôle. Puis, le bourgmestre se lance dans la présentation des faits et les charges retenues contre les malfrats. Il invite aussi les témoins à parler, tour à tour, la veuve Dendrar prend la parole, puis Toblin l’aubergiste et pour finir la barde, qui n’est là que depuis quelques jours, mais qui a souhaité prendre la parole. Cette dernière saute sur l’occasion pour enfoncer la bande d’aventuriers et se sert du procès pour régler ses comptes. Nor s’énerve, Harbin les rappelle tous deux à l’ordre et la situation se tasse. Pour finir, Kaos se lance dans une tirade dans laquelle il propose la clémence et le rachat des âmes des rouges, il affirme qu’elles ne sont pas prêtes à rencontrer le Seigneur des morts. Mais aussi, que ces hommes devront prouver leur valeur à la fois contre le Nothic et pour la défense de Phandalin sous forme de travaux d’intérêts généraux. Il capte l’attention de certaines personnes, mais d’autres sont étonnés d’une telle proposition. Pour parfaire sa défense, il lance une sphère de vérité et interroge chacun des rouges, tous affirment ne pas être l’auteur du meurtre de Dendrar le menuisier, mais plaide coupable concernant les rackets et les vols. Hitch lance discrètement un sortilège pour pénétrer l’esprit de Lishark le demi-orque de la bande et le plus virulent. Il se rend compte que ce dernier ment et qu’il est l’auteur du coup ayant donné la mort à l’artisan. Par discussion mentale avec Kaos, les deux décident de garder le silence. Les juges se retirent pour revenir une bonne vingtaine de minutes après. Harbin énonce le verdict : il tempère la solution de Kaos et donne son accord pour que les aventuriers prennent les rouges avec eux pour anéantir la créature qui vit au tréfonds du manoir. Mais ensuite les quatre malfrats seront assignés à une mine exploitée par Halia Thornton, où ils rachèteront leur dette à la société sous forme de discipline et de travail.


L’aberration du sous-sol Tressandar.
Arconis avait émis le souhait de retourner un peu plus tard dans les sous-sols du manoir pour libérer les lieux de la monstruosité qui y rôde. L’idée a fait son bout de chemin. Et voilà le groupe avec des renforts. Les quatre rouges ont accepté bon gré mal gré de les accompagner. Puisque c’était cela, ou la corde. Ils empruntent le passage secret pour atterrir directement dans la cavité qui abrite la faille où loge la bête. Les rouges prennent la tête, avancent à tâtons dans la pénombre. Marr un jeune homme tout juste sorti de l’adolescence, semble être le plus vaillant, ou le plus prompt à vouloir en finir. Il passe devant. L’inquiétude commence à parcourir la singulière troupe, la créature n’est pas là ? Elle ne s’est pas encore manifestée, ne semble pas avoir tentée de pénétrer l’esprit d’un des malheureux. Au moment où les murmures se font plus insistants, l’homme de tête se fige, paralysé, le temps de comprendre la situation le Nothic surgit de la faille et plante son énorme œil malsain dans le regard du malheureux, ce dernier se décompose instantanément, sa peau se nécrose, une hémorragie cutanée se répand sur son corps et des lambeaux de chair tombent. Il s’effondre accompagné de cris inhumains. De là, panique et opportunisme deviennent les maîtres mots. Lishark en profite pour se retourner sur Arconis, le rôdeur esquive le coup d’épée et plante une vilaine flèche barbelée par enchantement dans la cuisse du rouge. Un autre tente de fuir, rattrapé par un trait de Nor. Ni une ni deux, trois rouges tombent, un par le méfait du nothic, les deux sous les coups des aventuriers. Le dernier rouge se rallie et tente de prouver sa loyauté en se lançant à l’assaut du Nothic. Il résiste et se bat fièrement. Nor rejoint la mêlée, Hitch et Kaos lancent leurs flammes magiques respectives à l’assaut du monstre. Le barbare, arrivait au contact et suivi de Kaos qui s’est lancé à l’aide du jeune rouge, déclenche sa furie divine, il en appelle à sa déité guerrière. Autour de lui se dégage une aura nécrotique, l’air se trouble et s’empuantit. Kaos et le rouge en subissent les méfaits. Puis Nor éventre le Nothic d’un seul coup d’épée, l’air, déjà chargé d’odeurs désagréables, s’emplit de relents d’entrailles et l’aberration tombe dans la faille. Nor fou de rage assène un coup au rouge restant, ce dernier payant pour l’attitude des autres. Le reste du groupe affiche un air pantois devant l’action du barbare. Une fois certain que la zone est sûre, Nor entreprend de descendre dans la faille, il remonte les ossements d’environ quatre ou cinq individus, selon Kaos. Ainsi qu’un sac en toile, contenant le trésor vicieusement gardé par l’aberration. Le plus notable, une épée longue de belle facture. La garde et les quillons forment un oiseau de proie finement ouvragé. Sur la lame, dans l'interstice de la gorge, est inscrit le nom de "Talon".


Retour à Phandalin.
Au village, le groupe s’apprête à prendre la route, bien décidé à retrouver le château de Grol et, ils espèrent, Gundren. Kaos finit les libations nécessaires au passage dans l’autre monde des âmes défuntes et allume un énorme bûcher funéraire avec le bois rapporté par les enfants du village. Corrin a tenu parole, le don à Tymora par Kaos n’a pas été vain, il y a foule. Est-ce réellement l’influence de la déesse ou les relations de l’halfeling ? Difficile de le savoir. La troupe se concerte et décide de léguer cent vingt pièces d’or au village, pour la réhabilitation du cimetière, d’une partie du temple de Torm et pourquoi pas de l’enceinte du manoir. Ils confient l’argent à Harbin, Halia et Elmar, qui ont accepté de s’en charger. Tout en précisant que la somme est maigre pour de telles ambitions, mais c’est un bon début. Nor en profite pour confier ses inquiétudes au groupe, il leur parle de la cité orque et de la demande qu’il a formulée auprès de Sildar. Il va aussi voir Barthen et le préviens, lui demandant d’être prudent et de faire attention. Arconis, après ses révélations décident d’en informer Halia, il vérifie que la négociante a bien mis en place la petite milice payée par Sildar et elle le rassure sur le fait que si des orques se massent dans la chaîne des épées, elle en sera la première informée puisqu’elle exploite de nombreuses mines. Hitch lui, va en toucher deux mots à Marta, la vieille dame le rassure et affirme qu’elle sera avertie par les animaux présents aux alentours.


En route !
En ce début d’après-midi, le temps est au beau fixe, un immense ciel bleu accompagne un soleil bas et flamboyant. L’un des deux gobelours est mort des suites de ses blessures, Tukarg voit ses mains entravées, Droop bénéficie d’un blanc-seing de la part du groupe. Arconis se pose naturellement en guide pour le groupe, tandis que Nor tente de trouver des ressources susceptibles de servir. Kaos se propose de prendre les devants et de repérer en aval les dangers potentiels. Hitch lui, préfère observer et cartographier la région, il n’est jamais vraiment parti au nord de Phandalin et encore moins dans la forêt de Padhiver. La première demi-journée de marche se déroule sans encombre. Le groupe a seulement croisé un convoyeur en route pour le bourg qu’il vienne de quitter, livrant un stock d’équipement au bouclier Léonin. Nor discute avec lui et l’informe que le Bourgmestre est au courant pour la précédente cargaison disparue, il doit être persuadé de lui en avoir parlé. La première nuit chacun retrouve ses repères en extérieur, les tours de garde s’enchaînent, mais en l’absence d’Arconis, ce dernier tente à nouveau de parfaire sa formation de chasseur nocturne, mais rentre bredouille et épuisé.
La seconde journée le groupe attaque les sous-bois annonçant les prémices de l’immense forêt de Padhiver. Deux heures de lumière restantes et le camp est déjà installé lorsqu’Arconis entend des bruits de hache frappant du bois. Il décide de se rendre discrètement en direction des coups fréquents et rythmés. Nor et Hitch l’accompagnent tandis que le clerc préfère surveiller les prisonniers et le camp.


Par Talos, tu vas mourir !
Alors qu’Arconis avance, il aperçoit un ancien pavillon de chasse, qui semble délabré et peu entretenu. Non loin du seuil, un homme taille du bois. Le rôdeur fait signe à Hitch et Nor de patienter à une centaine de mètres, pendant que lui s’avance nonchalamment sous son apparence de vieillard. L’homme à la barbe hirsute et aux cheveux broussailleux accueille chaleureusement le vieux voyageur. Il lui parle brièvement de la pluie et du beau temps, puis devant la fatigue affichée du vieillard, il lui propose de prendre un peu de repos dans le gîte. Arconis suit les indications et contourne le pavillon pour emprunter la porte arrière. Sa méconnaissance des cultes humains l’empêche de noter les étranges marques sur le bardage et les signes ostensibles liés à Talos le Destructeur. Sans a priori sur son hôte, Arconis entreprend d’ouvrir la porte arrière, un clic se fait entendre, synonyme d’enclenchement d’un mécanisme, un carreau file droit sur lui et se plante superficiellement dans son torse. Dans le même temps, un rugissement sauvage retentit, un puma vient de bondir hors d’un fourré situé à une dizaine de mètres. Arconis recule, à sa gauche l’ermite semble avoir totalement changé, sa voix est fluette, cassée, habitée. Il hurle la mort du vieil homme et implore Talos de lui venir en aide. La tenaille se resserre, quelques flèches sont décochées, mais la situation est désespérée, le rôdeur préfère courir et tenter ainsi de distancer ses ennemies. Il court en direction de ses deux amis situés à une centaine de mètres, la course-poursuite tourne en sa faveur, il prend le chemin d’une crevasse surmontée d’épais arbrisseaux qu’il avait repérés à l’aller, d’un saut fluide il franchit l’obstacle, ce qui n’est pas le cas de l’ermite, le puma ralenti un peu le pas, sentant peut-être le danger émanent des autres personnes non loin. À bout de souffle, le rôdeur aperçoit enfin Hitch et Nor qui sortent de derrière leur cache. Un combat sanglant s’engage, l’ermite semble totalement possédé et encaisse les coups comme un diable. Le puma désemparé devant une telle troupe ne sait que faire, mais suit tant bien que mal les instructions de son maître. Sous les coups des trois aventuriers le vieux commence à montrer des signes de faiblesse, lorsqu’il brandit sa main gauche en direction d’Arconis, dans un ultime baroud d’honneur où il exhorte Talos de lui venir en aide, une immense chaîne d’éclair jaillit de sa senestre, le trait électrique traverse les trois combattants leur infligeant de lourds dommages et de vilaines brûlures. Un dernier coup fait flancher le fou.
Le groupe et les prisonniers se réunissent autour de la maison de l’ermite, fouillent ses effets. Arconis enlève la bague que portait l’ermite à sa main gauche, seul objet notable sur son corps. Lorsqu’il s’en saisit, l’anneau crépite, semble parcouru d’électricité statique. Le bijou est façonné dans de la roche volcanique, singulière, puisque sombre comme la nuit et teintée de reflets bleutés. Une sensation de malaise le pousse à l’emballer dans du tissu et de la laisser de côté pour le moment. Dans le pavillon, ils mettent la main sur une dague elfique aux propriétés magiques, a priori.


À nous la forêt.
Le groupe ne se trouve plus qu’à une heure de marche de la forêt et se réveille dans le pavillon. Seuls le gobelours Tukarg, et Droop ont passé la nuit dehors. Le gobelin manœuvre pour parler discrètement à la troupe. Il prend un ton complaisant et doux pour les informer des doutes qu’il émet à l’encontre de Tukarg. Droop est persuadé que le gobelours les mène en bateau et préfère les prévenir pour tenter de gagner leur sympathie. Nor entreprend d’interroger le gobelours, assisté magiquement par Hitch qui lit les pensées de la perfide créature. Ils apprennent que Droop disait la vérité et que le gobelours tentait de les amener sur le territoire des lames victorieuses, les elfes extrémistes dont ils ont déjà eu vent. La magie d’Hitch permet de visualiser le véritable trajet vers le château dans l’esprit de l’interrogé. Tukarg est attaché à un arbre. Droop est remercié pour son action et Kaos va jusqu’à lui proposer d’accompagner le groupe. Le gobelin, d’abord troublé, est enchanté par les promesses du demi-orque, gloire, cape et épée ! Il accepte rapidement. Avant de reprendre la route, Arconis et Hitch proposent à Droop de se venger de son ancien tortionnaire et en profitent pour tester les aptitudes à l’arc du nouveau compagnon. Une pomme est posée sur la tête de Tukarg et Droop a pour mission de la toucher avec un trait. Il se lance, décoche la flèche lorsque le facétieux Hitch lance un sort d’agrandissement sur Tukarg, le gobelours double de taille et la flèche de Droop vient se planter dans l’abdomen du gobelours. La troupe de cinq se met en route, livrant la créature à son propre sort.


Une bonne chasse !
En pleine forêt, le climat change subitement pour ce troisième jour de marche. Les pluies éparses de la veille et la canicule de ce jour font augmenter le taux d’humidité de l’épais bois. La chaleur est insupportable, les corps lourdement sollicités. Chacun tient son rôle, à la mi-journée, Kaos en avant, et l’œil sûr, repère face à eux des signes de présences d’arachnides. Les arbres scintillent, quelques rais de lumières viennent mettre en évidence des structures de soies fines et quasi invisibles. Par prudence, le groupe détourne un peu sa route et évite ainsi une malheureuse rencontre. Le soir, Arconis entreprend à nouveau de se mettre en chasse. Il met la main sur une panthère en pleine activité prédatrice. Il la piste discrètement, ses chasses précédentes commencent à payer, son regard est plus vif, son expérience meilleure. Cette fois-ci c’est la bonne ! se dit le rôdeur. La panthère traque une belette géante qu’Arconis a lui aussi repérée. Il se rapproche aussi près que possible, opposé au sens du vent pour ne pas se trahir. Assez proche, il bande son arc, décoche sa flèche et pourfend la belette alors que la panthère fondait sur sa proie. Cette dernière rugit et s’enfonce dans l’épaisse futaie. Arconis parachève ainsi sa formation de chasseur nocturne.


Le château de Grol.
Le quatrième jour, le groupe atteint enfin le plateau qui est censé accueillir la forteresse. Ils empruntent un pierrier instable et se retrouvent à une centaine de mètres au-dessus des cimes les plus hautes. De là, la vue est imprenable, la majestueuse forêt de Padhiver embrasse tout le nord et l’est, aussi loin que la vue puisse porter. Face à eux se dresse une immense bâtisse. À cette distance, et à cette heure, elle semble inhabitée, froide et morne. Des rais de lumières s’immiscent dans les nombreuses meurtrières. Un silence pesant règne sur le plateau. Ce ne peut-être que le château de Grol.
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Re: Compte rendu JDR : Campagne D&D5

Message par FeydRautha » 11 Avril 2018, 21:29

Si je peux me permettre d'interrompre le flot, momentanément, c'est assez impressionnant cette plateforme de jeu. J'ignorais que cela existait. A mon époque (kof, kof...mais oui papy), on investissait la table de la cuisine ou du salon pour y faire rouler les dés. :roll:
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Re: Compte rendu JDR : Campagne D&D5

Message par SamuelZiterman » 16 Avril 2018, 23:57

Tu peux te permettre !

Oui, ça a bien évolué. En fait, on se réunit toujours autour d'une table de temps en temps, les deux sont envisageables. L'intérêt de Roll20, c'est l'absence de contrainte géographique et le support de la plate-forme. Pour gérer les éléments de backgrounds, les fiches de personnages, les règles etc. c'est tip top. Si tu te démerdes bien tu peux tout automatiser, avec des superbes illustrations, cartes et jetons.
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Re: Compte rendu JDR : Campagne D&D5

Message par SamuelZiterman » 22 Avril 2018, 08:53

La sixième séance couvre essentiellement le château du Roi Grol. C'était une grosse affaire, dû notamment à un de mes joueurs qui a un peu vrillé. Mais surtout, j'ai essayé de rendre les ennemies intelligents, alors je passais mon temps à faire des jets de perception dans les pièces voisines et à réagir en fonction. Ce fut une séance très orienté action, j'aime beaucoup moins mais les joueurs ont appréciés cette séquence musclée. Cela fait parti du jeu.

s01e06

Et le résumé textuel :

Malgré tout, l’infiltration tourne au fiasco.
Devant la massive forteresse ombrageuse, l’équipe établit un plan. Arconis — le rôdeur — conforté par sa récente formation de chasseur nocturne se propose de faire le tour de l’enceinte. Il utilise un sort de déguisement pour prendre l’apparence d’un globinoïde, et se sert de sa puissante vision dans le noir pour inspecter l’épaisse maçonnerie. Il est concentré et extrêmement efficace, il longe le château sans se faire repérer une seule fois. Tout à l’ouest, de deux meurtrières s’échappent les bribes d’une conversation animée, une première voix mielleuse se confond en excuses, une seconde rocailleuse gronde et accable, trop loin pour entendre clairement et ne comprenant pas ce commun hachuré, il continu son inspection. Il repère une brèche dans le mur nord, un éboulis de maçonnerie qui donne sur une entrée qui ne semble plus utilisée. De retour auprès du groupe, il fait son rapport et ils optent pour passer par là.
Les aventuriers pénètrent par l’accès signalé par Arconis, la pièce qui s’ouvre devant eux est délabrée, délaissée, personne ne semble être venu ici depuis un moment. Le sol est jonché de débris et recouvert d’une épaisse poussière. Le groupe avance prudemment. Un choix s’offre à eux, progresser au sud ou bien prendre une porte à leur senestre. La troupe discute, échange les points de vue, de son côté Hitch s’égare un peu, ouvre la porte à l’est et pénètre un couloir qui semble mieux entretenu que la précédente salle. Il fait face à une autre issue fermée, entreprend d’aller écouter derrière elle. Lorsqu’il arrive presque à son niveau son pied se prend dans une dalle défoncée qui ne se trouve pas au même niveau que les autres, il tombe de tout son long dans un fracas retentissant.

Confrontation avec le Roi Grol.
Hitch se relève péniblement. Derrière le groupe est comme pétrifié, une voix grave et impérieuse a grondé : « Vyerith va voir ce qui se passe ! ». L’instant suivant la porte s’ouvre sur Hitch, une silhouette fine et élancée se découpe dans l’encadrement, un elfe noir — plus grand d’une tête que l’ensorceleur — apparaît. Le temps d’un battement de cils, il informe le Roi Grol de la présence d’intrus tout en se jetant sur Hitch, deux coups d’épée longue mettent à mal le jeune demi-elfe. L’irruption de l’animal de compagnie du Roi, un énorme loup, l’achève. L’ensorceleur tombe inconscient. Le reste du groupe se ressaisit et commence à frapper l’elfe sombre. Le nommé Vyerith encaisse les coups, mais montre de premiers signes de faiblesse. Grol sort à son tour de la pièce, un vieux gobelours, massif, la peau cuite par le soleil et le temps et au faciès constellé de balafres. Une confrontation inégale s’engage l’énorme roitelet fonce sur les aventuriers et Droop qui commence à craindre pour sa vie. Le loup file comme l’éclair et tente de renverser Nor, le barbare résiste. Deux hobgobelins répondent aux vociférations du Roi, l’un d’eux fonce pour rameuter des renforts. Quelque temps plus tard, une troupe de gobelins rapplique par le sud, notamment un qui fait le double de ses congénères, obèse, sale, vêtu d’un tablier dégoulinant de sang, il porte un immense tranchoir. Selon Droop il s’agit de Yegg l’ancien cuisinier du repaire de Klarg. La situation est critique, le groupe est pris en tenaille. Une prière de soins de Kaos — en appelant à l’intervention de Kelemvor — ravive la hargne de Nor qui enclenche sa furie divine, Hitch est à nouveau sur pied. Arconis qui pressent que la situation peut basculer à tout moment n’hésite pas, il balance une nappe de brouillard sur les gobelins au sud, suivi quelque temps après d’une énorme boule de feu surgi de sa lecture hâtive d’un parchemin. Le combat fut bref, mais violent, les ennemis sont tous au sol, la pièce abandonnée jusqu’au présent est désormais jonchée de cadavres. Le Roi Grol vaincu se trouve au sol éventré. Le groupe se remet du combat. Mais dans la confusion, ils n’ont pas prêté attention à l’elfe noir, Vyerith.

Triste sort pour Gundren.
Alors que le combat faisait rage, Vyerith en a profité pour retourner dans les quartiers du Roi Grol et s’y enfermer. Hitch entreprend rapidement d’ouvrir la porte, alors que ses compagnons pansent leurs blessures, la pièce occupée par le Roi est grande, richement meublée, mais mal entretenue. Une odeur ferreuse prend immédiatement le nez de l’ensorceleur, le forçant à tourner la tête en direction de la source, le cadavre de Gundren gît dans un coin, égorgé, le sang s’écoule encore de la plaie et forme autour du nain une flaque brillante. À sa gauche, des bruits l’interpellent, Vyerith fouille frénétiquement les affaires du Roi, retourne sa couche, jette sans ménagement les effets du gobelours. Hitch l’endort avec un sort de sommeil, avec comme idée première de le faire souffrir, porté par la douleur de la mort de Gundren. L’elfe noir est réveillé par une douleur vive, celle issue de son talon d’Achille gauche tranché par la dague de Hitch. Le temps de comprendre ce qui lui arrive qu’un autre coup de dague l’achève, dans le même temps, le corps de l’ignoble elfe noir se transforme et prend les traits d’un métamorphe, un doppelgänger. Grol et les aventuriers ont été dupés. Qui était véritablement ce Vyerith ? Le groupe arrive dans la pièce. Kaos se penche sur Gundren, tente de le sauver, en vain. Le nain originaire de Mirabar est bel et bien mort. Tout ça pour ça. Hitch fouille à son tour les affaires, certains que Vyerith comptait mettre la main sur la carte de la mine perdue. Évidemment, quelques minutes après l’ensorceleur met la main sur un coffre de simple facture, à l’intérieur, des pièces, des potions et ladite carte.
Les aventuriers sont stupéfaits, Gundren est mort, ils ont la carte et se sont sortis in extremis d’un combat qui aurait pu tourner bien plus mal. Le château semble bien calme à présent, la nuit bien installée. Ils entreprennent de se reposer ici, barricadent la porte et prennent chacun un tour de garde, même Droop qui est galvanisé par ses récents faits d’armes.

L’exploration de la forteresse.
Au petit matin — lors du dernier tour de garde — Kaos entend des bruits suspects dans le couloir, quelques cliquetis de roches bousculées, des murmures. Le clerc réveille le groupe et informe ses compagnons. Nor quant à lui ne se sent pas bien, il ne sait pas si c’est dû à la violence des combats de la veille, ou bien à une tout autre raison plus obscure, mais il a passé une horrible nuit, torturé par des cauchemars et des songes indicibles. Il se réveille perclus de douleurs. La troupe se prépare et entreprend de sortir des appartements du Roi. Il reprend place dans la salle qui ressemble désormais à un charnier, mais rien n’a bougé. La discussion porte sur le chemin et la stratégie à entreprendre pour explorer plus en avant la bâtisse. Hitch, mutique et renfrogné, par seul du côté est. Au fond d’un couloir il ouvre une porte, le temps de passer la tête il entend un rugissement féroce, si puissant qu’il fait presque vibrer les blocs de pierre, dans la minuscule tour délabrée un énorme ours-hibou se dresse sur ses pattes antérieures, la bête doit bien faire deux mètres cinquante de haut. Le jeune demi-elfe tente de refermer rapidement la porte, incante un sort de replis expéditif et dans la panique se retrouve à l’autre bout du château, dans la pièce qui servait de réfectoire aux gobelins. L’odeur est immonde, les immondices nombreuses, mais il en a cure, il cherche déjà une autre porte de sortie. Entre temps, Arconis, Kaos, Nor et Droop se sont figés lorsque le cri bestial a retenti. Ils n’ont pas le temps de se rassembler lorsque l’énorme animal surgit dans le couloir où se trouve le pauvre gobelin, l’ours-hibou semble vouloir trouver une sortie et fonce tête baissée. Le groupe le laisse passer et n’en mène pas large. Malheureusement, Droop n’a pas eu la même réaction, du moins, il a manqué de chance, il a fui vers le nord et se retrouve sur le trajet de l’ursidé. Projeté au sol, la bête l’attaque, d’un coup de bec puissant elle lui arrache le bras gauche, le passage libéré elle sort de la forteresse et se volatilise dans la nature.

La mort de Hitch.
Alors qu’à l’autre bout du château Droop et le groupe font face à l’Ours-hibou, Hitch ouvre une nouvelle porte, désemparé et perdu, il ne sait où il va. Celle-ci donne sur un grand hall, sûrement celui donnant sur l’entrée principale du château. Il fait un pas dans l’immense pièce, le temps d’apercevoir une silhouette humanoïde tapie dans l’ombre qu’une partie du plafond s’effondre sur lui. L’ensorceleur évite le piège de justesse, mais ce fut le signal d’attaque pour les quatre hobgobelins et la multitude de gobelins en embuscade. Le jeune demi-elfe tombe sous les flèches, puis est achevé rapidement par une des créatures.
Le reste des aventuriers se remet de l’irruption inopinée de la bête. Kaos est au chevet de Droop, il a soigné le jeune gobelin, mais ne peut rien faire pour son bras, il lui propose de se barricader dans les appartements du Roi, de veiller sur le corps de Gundren et de les attendre. Choqué et blafard Droop accepte. La troupe se met ensuite en quête de l’ensorceleur. Lorsqu’il arrive au réfectoire Arconis intime l’arrêt de la marche et prend les devants, il avance discrètement et aperçoit un corps. Il se rapproche et identifie le cadavre d’Hitch. Nor et Kaos apprennent la nouvelle, tous trois sont médusés. Mais il ne faut pas traîner, nul doute que leur propre vie est en danger.

Il faut repérer les lieux.
Arconis boit une potion d’invisibilité et parcourt discrètement le reste du château afin de repérer les lieux et les forces en présence. Il revient auprès de ses camarades, quatre hobgobelins et sept gobelins sont toujours en embuscade. Les perfides créatures se servent du cadavre du demi-elfe comme d’un appât. Le rôdeur pense déjà à la manière d’extraire le corps de l’ensorceleur, cela ne va pas être une mince affaire. Les deux tours à l’est — qui flanquent l’entrée principale — sont farcies de gobelins. Les quatre hobgelins se tiennent prêts à prendre en tenaille quiconque passe dans le grand hall. Il va falloir être plus malin qu’eux.
Au nord, Arconis explique qu’une pièce sombre et humide abrite une bête en forme de ver, d’une taille de deux mètres de long, elle est enroulée sur un pylône et attend ses proies, il l’a identifié comme étant un Grick, dangereux et imprévisible. La pièce en elle-même semble dédiée à la divinité elfique Corelion Larethian, ce qui confirme l’origine de cette bâtisse. Lors de son tour de l’enceinte, le rôdeur avait repéré des signes de maçonnerie elfique, voire même magique. Les murs étaient fournis en fresques composées de sculptures et de moulures qui représentaient des scènes de vies des elfes. Elle date peut-être de l’époque de la civilisation éteinte des Illefarn. Au nord se trouvent deux portes, mais il ne sait pas trop comment les ouvrir sans attirer l’attention du gros ver. Il tente une diversion jette une pierre à l’opposé et attire le Grick, il en profite pour entrebâiller la porte et se faufiler. Il tombe sur trois gobelins en train de prier Grankhul, face contre sol. L’un d’eux semble mener la cérémonie et commander le vers géant. En somme, le château est loin d’être vide.
Il revient auprès de ses compagnons. Kaos et Nor proposent d’emporter le corps de Gundren, de dresser rapidement un camp à quelques lieux d’ici et d’y laisser Droop, pour ensuite revenir et tenter de récupérer le corps de Hitch. Arconis est d’accord et soumet l’idée de rester là tout en profitant encore de l’effet de la potion d’invisibilité pour surveiller les ennemis.

Opération d’extraction.
Lorsque Kaos et Nor reviennent dans le château, Arconis les attend dans la pièce abandonnée, et les informe que l’embuscade a été levée, le corps de Hitch a été emporté et que des gobelins ont réinvesti le réfectoire. Le groupe décide alors de prendre les choses en main. Ils tentent de prendre par surprise les trois gobelins dans l’immonde cuisine, en vain. Mais ils parviennent à les éliminer avant que l’un d’eux puisse s’enfuir et alerter les autres. Ils continuent leur progression, et se retrouvent dans le grand hall. Effectivement, le corps de Hitch n’est plus là, ils vont au nord et éliminent deux autres gobelins dans la tour nord-ouest, mais le choc des armes alerte les hobgobelins dans la pièce au-dessus, qui ne sont plus que trois. Un combat féroce s’engage, d’un côté le trio d’hobgobelins, disciplinés, rompus aux techniques martiales, de l’autre au sud deux gobelins qui ont surgi de l’autre tour. Malgré quelques blessures importantes, le groupe s’en sort admirablement bien.
Dans la pièce au nord — qui faisait office de caserne — ils découvrent le cadavre de Hitch, il semble ne pas avoir été fouillé, dans ses habits ils mettent la main sur la carte de la mine perdue du pacte de Phandelver. Peinés, mais rassurés, ils quittent le château du Roi Grol, Nor portant difficilement le corps de leur compagnon d’infortune. De retour au camp, ils font le bilan de cette terrible épopée et décident de rapatrier les deux malheureux à Phandalin, sans monture ni animal de trait, la marche va être pénible.
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SamuelZiterman
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