Bilan de lectures 2020

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Hoël
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Bilan de lectures 2020

Message par Hoël » 31 décembre 2020, 14:13

Et hop !

Chez Actes Sud :
-Les miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino et ça m'a beaucoup plu, de multiples destins imbriqués avec une construction très subtile qui tisse une toile entre eux fort délicate, de la littérature "feel good", un seul bémol, la traductrice semble éprouver parfois quelques soucis avec la langue française...

-Bohane sombre cité de Kevin Barry, un chouette bouquin sur la lutte pour la domination d'une ville irlandaise par des bandes rivales, c'est trucculent à souhait.

-Mademoiselle Keaton et autres créatures de Teresa Colom, un recueil de contes fantastiques se croisant avec à chaque fois pour thème la naissance d'un enfant particulier, que ce soit par un handicap ou un don. C'est dépaysant au possible, avec en permanence un sentiment d'étrangeté tantôt merveilleuse, tantôt horrifique, c'est écrit en phrases courtes, nerveuses et pourtant pleines de poésie, pour ceux et celles qui recherchent l'originalité, foncez ! (je ne comprends pas qu'on n'en ait pas plus parlé car c'est un de mes coups de coeur de cette année.

-La guerre du pavot de Rebecca Kuang, pour l'intrigue, on est à mi-chemin entre la relecture de la guerre Chine/japon et des atrocités qui y ont été commises et le récit de formation/initiation d'une jeune femme en butte à bien des vicissitudes qui ne résistera que grâce à sa haine et son désir de vengeance, c'est donc très sombre mais plutôt plaisant.
Chez Actu SF :
-L'hypothèse du Lézard d'Allan Moore, entièrement illustré par Cindy Canevet de très belles peintures ainsi que de magnifiques crayonnés et lavis, l'histoire d'amour et de vengeance imaginée par Moore est fort subtile et très bien écrite (trouver dès la première page deux plus que parfait du subjonctif, ça n'arrive pas tous les jours) et l'objet, comme pour la collection ActuSF collector est muni d'une reliure et d'un signet (moi, j'aime les reliures et les signets).
-La guerre des trois rois de Jean-Laurent Del Socorro illustré par Marc Simonetti. La fin des Valois a suscité une abondante littérature, de Dumas avec la trilogie des Valois à Merle avec les Fortunes de France en passant par Zévaco et les Pardaillans, ici, le texte se présente plus comme un prétexte aux peintures et dessins de Simonetti qui fournit une galerie de portraits et de paysages somptueux dans un très bel écrin (moi, j'aime les reliures et les signets).
-Entre troll et ogre de Marie-Catherine Daniel chez Actu SF, un chouette bouquin avec une réflexion sur ce que l'humanité doit à l'éducation, dommage que la fin soit un peu expédiée.


Chez Albin Michel Imaginaire :
-Un océan de rouille de Robert Cargill, un chouette postapo plein de robots (en fait, qu'avec des robots, les humains ont disparu) mais où ceux-ci gardent une large part de leur créateur en eux, au point qu'à un moment la narratrice robote dit que l'atmosphère devient "irrespirable".
-Le magicien quantique de Derek Künskenet ça ne m'a pas emballé, l'arnaque ne présente guère d'intérêt, le charabia quantique est peut-être scientifiquement crédible (je n'en ai aucune idée) mais on peut en sauter les passages sans perte de sens pour l'intrigue et le rôle de certain personnage paraît capillotracté (Stills). En revanche, la civilisation Fantôches/Numen est une super idée que j'aurais bien aimé voir davantage développée.
-La fin des étiages de Gauthier Guillemin et je suis mitigé. Commençons par la langue, autant il a des fulgurances d'une grande capacité évocatrices lorsqu'il parle de la nature autant ses dialogues sont lourdingues au possible (peut-être pâtit-il de la comparaison avec Un long voyage, lu juste avant et qui est bijou de ce point-de-vue) accumulant explications et informations factuelles sans aucun second degré. Sur le fond, la première partie est très sympa car on y retrouve le village enchanté de Rivages, la partie centrale m'a ennuyé au possible parce que, comme pour les dialogues, il s'agit avant tout d'une accumulation indigeste de faits et d'informations, enfin, la troisième partie fait la part belle à l'épopée de façon plutôt convaincante et réussie. Un dernier point, le recyclage de la mythologie celtique ne m'a guère convaincu et me semble plutôt artificiel, dans ce domaine, je ne saurais trop recommander Les chroniques d'Arcturus de Gilles Servat.
-Le livre de M de Peng Shepherd, j'en ai lu 250 p. avant de le laisser tomber à cause de deux personnages centraux par trop falots, c'est dommage car celui de l'archère iranienne était nettement plus intéressant.
-La marche du Levant de Léafar Izen, malgré une première partie menée tambour-battant, c'est beaucoup trop long et lent, mais surtout, c'est gâcher une bonne idée de S.F. par un traitement de Fantasy banale malgré la pirouette finale.
-Quitter les monts d'automne d'Emilie Querbalec, c'est une franche déception, le premier tiers est agréable quoi que sans originalité -avec un thème maintes fois traité sur les planètes laissées volontairement dans un développement technologique limité par une puissance extérieure- mais les deux autres tiers se traînent, se répètent et accouchent au final d'une souris.

Au Diable Vauvert :
-Tomorrow's parties de William Gibson, ledernier volume de la Trilogie du Pont avec une bouclequi se termine là où commencé Lumière virtuelle, ce qu'il a écrit de meilleur pour ma Pomme.
-La nouvelle traduction par Laurent Queyssi de Neuromancien de William Gibson, ça m'a laissé une impression différentes de mes premières lectures qui remontent quand même pour la première au début des années 80. Le fait est que bien des choses m'ont paru plus claire mais, n'ayant pas eu le courage de comparer avec celle de Bonnefoy, j'ignore si c'est dû à tout ce que j'ai appris depuis en informatique ou à la trad. En tout cas, un super bouquin hautement recommandable. En revanche, je ne suis pas sûr que je lirai Comte zéro ou Mona Lisa s'éclate qui m'avaient paru nettement plus faibles à l'époque, contrairement à la Trilogie du pont.
-Borne de Jeff Vandermeer, un bouquin étrange, qui se pare de tous les oripeaux du postapo mais d'où il ressort plutôt une impression de fantastique, avec des mystères tout du long du bouquins dont beaucoup ne seront pas élucidés, hautement recommandable.

Aux forges de Vulcain :
-Le langage de la nuit d'Ursula le Guin, des réflexions de l'autrice sur la Fantasy, c'est intéressant mais la grande dame y procède un peu trop par affirmations non démontrées.
-Un long voyage de Claire Duvivier Aux Forges de Vulcain et ça me plait beaucoup, c'est le deuxième roman français cette année (avec Cvilizations de Laurent Binet) où l'autrice fait la part belle au discours indirect libre et, malgré un côté un peu désuet, c'est un grand soulagement après les logorrhées de dialogues dont nous abreuvent de plus en plus d'auteurs. Une sorte de chronique par les yeux d'un personnage secondaire mais qui perçoit bien des rouages de la politique menée par ses supérieurs avec un très chouette personnage féminin, cerise sur le gâteau, le seul élément qui ne se rapporte pas au réel fait plus penser à de la S.F. qu'à de la Fantasy.


Au Bélial :
-J'ai lu Le temps fut de Mc Donald, je pige que dalle à la physique quantique mais l'histoire d'amour dans le temps était sympa, à classer aux côtés de Le jeune homme, la mort et le temps de Matheson, La maison sur le rivage de Du Maurier ou Souvenir lointain d'Anderson.
-Harrison Harrison de Daryl Gregory et, disons-le tout net, j'ai été déçu, il s'agit d'un roman jeunesse linéaire, sans la subtilité et les mystères de Nous allons tous très bien, merci dont c'est une préquelle, du coup, j'ai relu celui-ci que je trouve jubilatoire sur des thèmes d'horreur classique, avec, à la fin, une très intéressante interview de l'auteur.
-J'ai relu Nous allons tous très bien, merci de Darryl Gregory et retrouvé cs étonnants personnages rescapés de slashers et finalement très émouvants.
-Sept redditions d'Ada Palmer, ça m'embête de le dire mais je trouve que c'est un bouquin gâché, lorsque l'autrice a très gentiment répondu à mes questions grâce au truchementd'Erwann Perchoc (que je remercie au passage), elle a clairement exprimé sou goût pour le mysticisme et sa volonté de l'évoquer dans chacune de ses oeuvres, or, pour ma Pomme, l'alliance entre S.F. et croyance ne passe pas. C'est dommage car le bouquin est par ailleurs truffé d'idées intéressantes.

Chez Bragelonne :
-Anatomik de Brussolo, un hommage aux pulps bourré de références et de clins d'oeil, c'est du grand portnawak qui ne se prend jamais au sérieux et n'en est que plus réjouissant, on y trouve des allusions à Ghostbusters, bien sûr, mais aussi à M.I.B. ou Marionnettes humaines de Heinlein, et même une autoréférence avec A l'image du dragon qui a été porté à l'écran en dessin-animé sous le titre des Enfants de la pluie.
-Time stories de Christophe Lambert, c'est bien fichu mais on sent trop les contraintes de la novellisation d'un jeu.
-La piste des éclairs et Le signe des locustes de Rebecca Roanhorse, du postapo mixé avec la mythologie Navajo, c'est survitaminé et l'héroïne est particulièrement badass mais ça se dévore comme un polar hardboiled.
-Le troisième tome des Prodiges de l'empire, une trilogie de fantasy assez originale avec pas mal d'humour et de gouaille.
-L'empire du silence de Christopher Ruocchio, premier volume du Dévoreur de soleil, un hommage au Dune de Herbert avec de multiples références et clins d'oeil au modèle, c'est bourré de qualités et de défauts (la trad. me semble souvent approximative) mais ça vaut le détour avec un Galaxy building impressionnant.
-J'ai relu Dragon déchu de Peter Hamilton, un Planet opera bien fichu avec voyage dans le temps en option, c'est une bonne porte d'entrée pour cet auteur habituellement beaucoup plus prolixe.
-Toujours d'Hamilton, J'ai relu les rêves d'Inigo, c'est-à-dire la moitié de la trilogie du Vide de Peter Hamilton (celle qui se passe dans le Vide) et si, dans la première moitié, ça sent l'optimisme béat, la deuxième s'assombrit au point d'en devenir tragique avec un personnage semi christique (Celui qui marche sur l'eau) qui en prend pour son grade.
-Le sang des quatre de Golden et Lebbon, une fantasy assez gore qui vaut surtout par d'étonnantes ellipses narratives permettant d'économiser un nombre considérables de pages inutiles au lecteur...
-Thin Air de Richard Morgan, un bouquin dans le même univers que Blackman, sauf que l'originalité du premier ne se retrouve guère ici, on est dans un polar avec les équivalents du privé, de la femme fatale, et tous les autres poncifs agrémentés de pas mal de scènes de sexe (que Morgan traite toujours comme des scènes de catch), et de violence, ça se lit vite et facilement mais ça ne marquera pas durablement ma mémoire.
-J'ai laissé tomber Le fléau des rois de Jenn Lyons au bout d'une centaine, de pages, je m'ennuyais de plus en plus, et le personnage principal me laissait totalement indifférent.
-Du Sang sur le sable de Bradley Beaulieu, le deuxième volume de Sarakaï, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y a de l'action, tellement même que ça s'éparpille sur trop d'arcs narratifs et laisse une impression de fouillis.
-Un soupçon de haine de Joe Abercrombie, on est en territoire balisé puisque les personnages principaux sont les enfants de ceux de La première loi, ça va à une allure d'enfer, pas de temps mort et des dialogues toujours aussi réjouissants ainsi que des chassés-croisés amoureux rigolos, vivement la suite !
-La chute du corbeau, troisième tome de la série Blackwing d'Ed Mc Donald, très long et verbeux, ce qui, pour une série de Fantasy axée sur l'action est quand même un comble.

Chez Cambourakis :
-La vie seule de Stella Benson, une délicieuse histoire de magie, de fée et de fantaisie complètement loufoque publiée en 1920 par une féministe qui livre un regard plein de second degré sur son époque tout en faisant l'apologie de la solitude (qui ne la concernait manifestement pas).

Au C.L.A. :
-J'ai relu L'ange à l'épée de Cherryh, une exception dans son oeuvre puisque tout tourne autour du premier amour de l'héroïne, Altair Jones, alors que Cherryh parle rarement des histoires sentimentales de ses personnages, mais ici, c'est avant tout pour mettre en valeur le courage et la détermination exceptionnels de la jeune femme, un bijou.

Chez Critic :
-Danseuse de corde de Christian Léourier, la suite du Glaive et la lyre, la première moitié est assez décousue et sans grand intérêt, en revanche, la seconde retrouve les qualités de complots politiques qui m'avaient plu dans le premier volume, un demi-satisfecit donc.

Chez Denoël Lunes d'encre :
-Le stratagème du corbeau, la suite du Gambit du renard de Yoon Ha Lee, un space opera toujours aussi subtil et passionnant avec une brochette de personnages fort attachants et bien brossés, un de mes coups de coeur de l'année.
-L'hiver de la sorcière de Katherine Arden, c'est à regret que je quitte les contrées de la Rus, de l'hiver et de la Minuit, de la Fantasy lyrique sur le mode des contes de fées et sans manichéisme (en fait, c'est même une charge contre toute forme de manichéisme, y compris lorsque l'héroïne est tentée de s'y laisser aller). C'est aussi le roman d'initiation et de formation d'une jeune femme voulant acquérir son indépendance coûte que coûte. J'ai fait lire la trilogie à pas mal de gamines et de collègues et le succès est unanime.
-Vers les étoiles de Mary Robinette Kowal, je suis mitigé. L'histoire est intéressante, les multiples points uchroniques sont bien ficelés et stimulent l'imagination en mode "et si ?", la conquête du droit d'être UNE spationaute estbien fichue, sans militantisme obtus, mais l'omniprésence de la narration interne est lassante et ralentit considérablement le récit, n'épargnant guère de détails triviaux au lecteur, y compris les galipettes conjugales de la narratrice.

Chez Denoël présence du futur :
-J'ai relu la trilogie de Marid Audran de George Alec Effinger, ce que le cyberpunk a produit de meilleur pour ma Pomme avec un Moyen-Orient revisité très original et une brochette de personnages hauts en couleurs, un regret, que Marid s'assagisse progressivement sous la contrainte de Friedlander Bey.
-J'ai relu Espoir du cerf de Scott card, un bijou sur la construction des mythes et des légendes avec une narratrice qui porte un regard plein d'humanité sur une histoire déjà révolue, un bijou. En revanche, je croyais qu'Emmanuel Jouanne portait beaucoup d'intérêt à la forme, or sa traduction est truffée de fautes d'orthographe, de français et de coquilles.


Chez Folio S.F. :
-J'ai relu Parade nuptiale de Donald Kingbury, un formidable Planet Opera avec l'invention d'une civilisation tout à fait originale et une "famille" mémorable de deux hommes et trois femmes exceptionnels, un chef-d'oeuvre.
-Toujours de Kingsbury, j'ai relu Psychohistoire en péril, disons le tout net, dans la série des Fondations, c'est le meilleur bouquin qui ait été écrit, y compris ceux d'Asimov.
-De synthèse de Karoline Georges, comment dire ? ça faisait un sacré bail que je n'avais pas lu d'autofiction et là, on nage dedans, les affres de la narratrice agoraphobe qui ne cesse de revenir sur sa relation avec sa mère et son père à l'occasion de leurs cancers respectifs sont redondants au possible et sans aucune élévation. Le côté science-fictif a été rattrapé par la réalité virtuelle et la réflexion artistique est trop peu développée et approfondie pour m'intéresser. Tout juste ai-je esquissé un sourire nostalgique quand au détour d'une page, je retrouvais une expression découverte dans les textes de Beau dommage comme "prendre son respir".
-Lady astronaut de Mary Robinette Kowal, un court recueil de cinq nouvelles. La première est plutôt glaçante, évoquant une Amérique des années 50 où Truman a été battu par un va-t-en guerre. La deuxième m'a laissé assez froid, je n'en ai pas compris l'intérêt. La troisième m'a laissé interloqué. Enfin j'ai beaucoup aimé Le rouge des fusées et Lady astronaute, dont le prétexte science-fictif laisse l'enjeu principal des relations fils/mère et épouse/époux s'épanouir de façon subtile avec une décision éthique toujours en filigrane. Pour l'écriture, je ne suis pas fan, c'est très factuel avec des phrases courtes, souvent simples et peu de figures de style.

Chez Inculte :
-Sirènes de Laura Pugno, le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est sombre, un postapo en cours où l'humanité se repaît de sirènes tout en succombant massivement aux mélanomes appelés cancer noir... noir donc, très noir, enfin, pour ce qui concerne l'humanité car la fin laisse présager des lendemains plus clairs pour un monde débarrassé de celle-ci.

Chez j'ai lu :
-Lumière virtuelle et Idoru de William Gibson, les deux premiers volumes de la Trilogie du Pont, avec une trajectoire inverse de celle de la Conurb (je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler), c'est nettement plus cohérent que celle-ci avec des personnages plus creusés et d'autant plus attachants.

Chez j'ai lu Nouveaux millénaires :
-J'ai relu L'I.A. et son double de Scott Westerfeld, avec une réflexion passionnante sur l'émancipation des I. A. par l'art, un chef-d'oeuvre.
-Jokertown Shuffle, le 9ème tome de Wild Cards, l'anthologie de Martin il s'agit d'un long roman à plusieurs mains dont les meilleures pages sont incontestablement celles écrites par Walter Jon Williams et Lewis Shiner, un volume très sombre avec fort peu d'humour contrairement aux autres et une situation inédite et, pour ma Pomme, passionnante, qui va être imposée à Tachyon.
-La tour du freux d'Ann Leckie et c'est excellent. J'ai beaucoup pensé à Kra de Crowley, non pas à cause des corbeaux mais pour les relations entre la pierre et ses augures, et puis une narration à la deuxième personne dans une bonne partie du bouquin qui fait penser à La terre fracturée de Jemisin, enfin, une histoire du monde racontée par un narrateur à la fois naïf et fort retors. Ca n'a rien à voir avec la S.F. qu'elle a produite, elle a su se renouveler de façon étonnante en Fantasy.


Chez L'atalante :
-Les deux premiers tomes de L'effondrement de l'empire de John Scalzi, c'est pas mal mais le deuxième tome ne renouvelle guère le premier tant les intrigues y sont similaires, je donnerai quand même sa chance au troisième.
-Vita nostra de Marina et Sergueï Diatchenko, voilà ce que j'en ai dit : c'est, pour l'instant, mon coup de coeur de l'année. Pourtant, je n'aime pas le Young Adult ni Harry Poter. Oui, mais justement, ce n'est pas vraiment du YA, la personnage principale est vue entre 16 et 18 ans, mais avec une dureté toute adulte, et s'il s'agit bien d'un apprentissage magique, il a bien plus à voir avec la linguistique, la philosophie et la conceptualisation de figures impossibles. Le bouquin oscille entre angoisse, malaise et fulgurances subites avec une héroïne mémorable qui affronte un tuteur tyrannique et sadique aussi bien que son propre génie avec une fureur d'apprendre sans égal. A la fois roman d'initiation et de formation, une fort belle découverte.
-Fellside de M.R. Carey, un bouquin qui se déroule dans une prison pour femmes, c'est très bien même si les révélations de la fin n'en étaient pas, suffisamment d'indices ayant été donnés tôt pour qu'on comprenne qui est Alex, cela dit, pour une fois, le point-de-vue omniscient est très intéressant en ce qu'il permet de mieux connaître le vécu des incarcérées aux personnalités diverses.
-J'ai lu 200 p. de Sans concession, le dernier Honor Harrington, et les défauts des précédents me sont insupportables, ça tire à la ligne sans arrêt, je pense que je m'en triendrai là pour cet auteur.
-J'ai relu Qushmarr de Glen Cook, une Fantasy cynique et rigolarde qui a l'avantage de se contenter d'un seul volume par rapport à La compagnie noire.
-Toujours de Glen Cook, j'ai relu Le dragon ne dort jamais, un Space op grandiose aux dimensions d'une galaxie avec complots sur des siècles à la clé.
-Apprendre, si par bonheur de Becky Chambers chez L'atalante dont j'avais beaucoup aimé la trilogie Voyageurs et j'ai été très déçu, on dirait les notes qu'aurait prises l'autrice pour faire un roman et non celui-ci, c'est dommage car l'exploration d'exoplanètes est un thème intéressant qui a été autrement mieux traité dans Nous sommes Bob de Dennis Taylor.
-Kra de John Crowley, une chronique de l'histoire de l'humanité par l'oeil d'une corneille se réincarnant au fil des âges, c'est poétique, avec une tendresse amusée pour nos congénères mais sans perte de lucidité sur leurs travers, avec en filigrane l'évolution des moeurs mystiques de notre espèce, comme toujours chez l'auteur, un roman inclassable et de haute volée.
-Effet de réseau de Marta Wells, un roman qui fait suite aux quatre novellas de Journal d'un assasynth, et je me suis fendu la poire du début à la fin du fait des commentaires permanents de l'androïde malembouchée, y compris pendant les scènes d'action les plus débridées, un page turner qui met de bonne humeur.


Chez Leha :
-Les marées de minuit de Steven Erikson et c'est pour ma Pomme le meilleur des cinq tomes pour l'instant traduits, avec un humour complètement décalé, en particulier lors des dialogues entre Bugg et Téhol, un personnage mémorable qui m'a fait ricaner et même éclater de rire plusieurs fois. On a parfois l'impression d'un affrontement entre les trois voraces et les quatre coriaces shootés à la testostérone. Cela dit, ce n'est qu'en lisant le sixième tome que j'ai compris le lien entre celui-ci et les précédents.
-Les osseleurs de Steven Erikson avec une tendinite aux poignets (la bête pèse quand même près d'un kilo cinq) et le sentiment de plus en plus présent de l'apocalypse à venir, du coup, l'humour omniprésent dans le volume précédent est réduit à une portion congrue, mais l'ensemble des innombrables fils et personnages se met en place et je commence à avoir une bonne vue d'ensemble de la chose, vivement le suivant !


Chez Métaillié :
-Dérive des âmes et des continents de Shubhangi Swarup, une autrice indienne, chez Métailié, un bouquin étrange, poétique et assez envoûtant mais que j'ai eu du mal à suivre car trop de choses m'échappent sur l'hindouisme et la réincarnation et qu'il va falloir que je me document là-dessus avant de le reprendre.

Chez Mnémos :
-Les chevaliers du tintamarre de Raphaël Bardas, un premier roman sympathique avec des personnages hauts en couleur et de l'action débridée mais le dernier quart devient confus par l'accumulation de révélations et l'enchaînement des événements sans logique.
-Six cauchemars de Patrick Moran, une (très) Dark Fantasy française qui vaut le détour avec une héroïne qui évolue beaucoup et dont on sent qu'un troisième volume va venir éclaircir les mystères de son passé, comme le premier volume, La Crécerelle, c'est très recommandable.
-Les secrets du premier coffre de Fabien Cerutti, un recueil de nouvelles se déroulant dans l'univers du Bâtard de Kosigan, avec différents exercices de style plutôt réussis (pièce de théâtre, conte, chronique, etc.) et beaucoup d'informations sur ledit univers, hautement recommandable si vous avez aimé les quatre romans.
Aux Moutons électriques :
-J'ai laissé tomber Le chant des cavalières de Jeanne-Mariem Corrèze au bout de 150 p., un ramassis de poncifs qui n'avançait pas.
Chez Nouveaux Millénaires :
-J'ai relu pour la énième fois Les plus qu'humains de Sturgeon dans la version révisée par Pierre-Paul Durastanti, je n'ai pas comparé avec l'ancienne parce que, comme d'habitude avec ce bouquin, je me suis fait happer et l'ai dévoré en trois heures. En revanche, je ne jetterai pas mon ancienne version parce que, pour ma Pomme, l'illustration de Csernus est inégalable.

Chez L'olivier :
-Son corps et autres célébrations de Carmen Maria Machado, un recueil de nouvelles essentiellement fantastiques dont le thème central pourrait être résumé à Eros et Thanatos, mais avec un talent fou pour exprimer le décalage et faire naître un malaise d'abord diffus puis fort prégnant, Je recommande vivement avec un gros faible pour Le point du mari, variation sur la vie conjugale, ses interdits et ses transgressions avec une chute (au propre comme au figuré) saisissante, et puis Inventaire où une femme fait la liste de ses amant(e)s au fil des années pendant que le monde se délite autour d'elle (la disparition du corps est un autre thème récurrent), et enfin Particulièrement monstrueux, sorte de synopsis d'une série télé policière classique mais qui va basculer vers le fantastique et même l'horreur, une des choses les plus originales que j'ai lue ces dernières années.

Chez Omaké books :
-L'empire des méchas de Peter Tyerias, un jeunesse avec un mélange de Pacific Rim et du Maître du Haut-Château, si vous tenez à garder intacte votre âme de lecteur, fuyez pauvres fous !


Chez Outrefleuve :
-Le mur des tempêtes de Ken Liu, un roman de Silk Fantasy complexe et original et qui fait la part belle aux personnages féminins toujours plus nombreux et machiavéliques, la fin rend une suite plausible même si, pour ma Pomme, ce n'est pas nécessaire.

Chez Payot rivages :
-J'ai relu L'abîme de John Crowley, un court roman qui brasse pas mal de thèmes comme l'eugénisme, la dystopie et où l'auteur s'est manifestement inspiré de l'histoire de France avec les mignons d'Henri III, le festin à Vaux le Vicomte qui coûta sa fortune et sa vie à Fouquet et pas mal d'autres clins d'oeil. C'est magnifiquement écrit, avec une science de l'ellipse déjà remarquable (c'est son premier roman) et, contrairement aux apparences fantasyesques, c'est de la S.F. tout du long, en voilà un qu'il faudrait rééditer.
-J'ai relu Le cryptonomicon de Neal Stephenson, un must mêlant roman d'aventure aux Philippines avec la naissance de l'informatique pendant le Deuxième Guerre Mondiale, cest passionnant et souvent très drôle.


Chez Pocket :
-J'ai relu Succession de Scott Westerfeld, un N.S.O. aux personnages complexes et rès attachants avec un yoyo permanent entre des distances galactiques ou infinitésimales, un bijou du genre.
-Le garçon et la ville qui ne souriait plus de David Bry chez Presses pocket,une uchronie dystopique avec des idées intéressantes mais trop ciblée jeunesse à mon goût.


Chez Pygmalion :
-La fileuse d'argent de Naomi Novik, un conte fort proche dans les thèmes et le traitement de La trilogie d'une nuit d'hiver de Katherine Arden, je l'ai fait lire à pas mal de dames depuis et elles ont unanimement adoré.
-Sorciers et Magie, une anthologie de Gardner Dozois dont je vous laisse deviner le thème... Comme d'habitude, l'excellent côtoie le pas mal voire le médiocre. Je retiens les nouvelles de Mattew Hugues et G.R.R. Martin, hommages fort réussis à Vance même si j'avais déjà lue celle de Martin dans le recueil Chansons de la terre mourante. Celle d'ysabeau S. Wilce est très marrante et originale, sur le fond comme sur la forme, j'aimerais bien voir d'autres choses d'elle traduites. Comme toujours, John Crowley emporte mon adhésion. En quelques pages, Tim Powers tresse une histoire fort subtile. Le reste est nettement plus ordinaire.
-Le dernier dragon sur terre d'Eoin Colfer, c'est distrayant mais les personnages sont plutôt stéréotypés et l'action convenue, ce qu'il y a de plus intéressant, c'est le méchant qui en fait des tonnes et qui, pour cela, est plutôt rigolo.

Aux Presses de la cité :
-Les héritiers du loup qui conclue en beauté La saga des vikings de Linna Hartsuyker, trahisons à foison, assassinats, en veux-tu ? en voilà ! enlèvements et serments, ah ! on savait vivre à l'époque ! Mais aussi, le peuplement progressif des Orcades, des Shetlands, des Feroe et de l'Islande, le quotidien des femmes de fermiers et de vikings, passionnant pour tous ceux que ce peuple, qui a changé l'Europe en deux siècles de façon considérable, fascine.
Chez Rivages :
-Le Bal des ombres de Joseph O'Connor chez Rivages, un roman dont Henry Irving, Ellen Terry et un certain Bram Stocker sont les héros, c'est un bijou merveilleusement écrit et bourré d'allusions et de clins d'oeil, avec en filigrane, tout au long du livre, la création d'une oeuvre romanesque dont vous avez peut-^tre déjà entendu parler... l'auteur (grand frère de Sinhead) m'avait déjà séduit avec L'Etoile des mers et Inishoven sur des sujets très différents (l'émigration irlandaise en Amérique au XIXème et une histoire d'amour et de résilience).

A La volte :
-Les affaires du Club de la Rue de Rome d'Adorée Floupette, un recueil de nouvelles à plusieurs voix, autant la première m'avait bien plu, bien écrite, pleine d'érudition (même un peu cuistre par moments) avec un ton plutôt léger, autant la deuxième m'a révulsé, le gore glauque et sadique, ce n'est pas ma tasse de thé, du coup, je n'ai pas lu les autres.

Au final, mes trois coups de coeur pour cette année sont Vita nostra de Marina et Sergueï Diatchenko chez L'atalante, Mademoiselle Keaton et autres créatures de Teresa Colom chez Actes sud et Un long voyage de ClaireDuvivier Aux forges de Vulcain.

Et puis des tas de B.D./Comics/Mangas.


Enfin, pour le boulot mais pas que, des contes, des essais, des fables, des fabliaux, des pièces de théâtre, des romans, des poèmes et autres écrits de tout poil à tire-larigot.
Tout est dans tout et réciproquement.

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Re: Bilan de lectures 2020

Message par Lhisbei » 02 janvier 2021, 15:23

Tu devrais vraiment ouvrir un blog :)
Malheureusement, les progrès de la science sont souvent comme une hache dans les mains d’un criminel pathologique - Albert Einstein
Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement - Bouddha

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Re: Bilan de lectures 2020

Message par Hoël » 03 janvier 2021, 02:56

Lhisbei a écrit : 02 janvier 2021, 15:23 Tu devrais vraiment ouvrir un blog :)
Ben non, à vous lire les un-e-s et les autres, ça m'apparaît plus qu'un boulot qu'autre chose, alors que, pour ma Pomme, la lecture est une passion qui m'a pris très jeune (ma chère Maman a essayé de m'apprendre à lire quand j'avais trois ans et y a réussi quand j'en ai eu quatre, sur mon insistance), mais, comme dit Rimbaud dans "Adieu" être "rendu au sol, avec un devoir à rendre et la réalité rugueuse à étreindre", très peu pour moi.

Je regrette le temps ou les forums étaient des lieux d'échanges sur nos lectures, celui d'Actu SF ou du Cafard cosmique ont été pour ma Pomme des espaces de communication passionnants mais il semble désormais que chacun se cantonne à son blog, tant pis.
Tout est dans tout et réciproquement.

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Aldaran
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Re: Bilan de lectures 2020

Message par Aldaran » 03 janvier 2021, 17:02

Hoël a écrit : 03 janvier 2021, 02:56
Lhisbei a écrit : 02 janvier 2021, 15:23 Tu devrais vraiment ouvrir un blog :)
Ben non, à vous lire les un-e-s et les autres, ça m'apparaît plus qu'un boulot qu'autre chose, alors que, pour ma Pomme, la lecture est une passion qui m'a pris très jeune (ma chère Maman a essayé de m'apprendre à lire quand j'avais trois ans et y a réussi quand j'en ai eu quatre, sur mon insistance), mais, comme dit Rimbaud dans "Adieu" être "rendu au sol, avec un devoir à rendre et la réalité rugueuse à étreindre", très peu pour moi.

Je regrette le temps ou les forums étaient des lieux d'échanges sur nos lectures, celui d'Actu SF ou du Cafard cosmique ont été pour ma Pomme des espaces de communication passionnants mais il semble désormais que chacun se cantonne à son blog, tant pis.
Je suis un peu comme Hoël et j'avais longtemps hésité avant d'ouvrir le blogounet. Finalement, je suis bien content d'en avoir ouvert un, même si c'est à moi qu'il sert principalement. L'idée étant de fixer ce que je pense de mes écoutes et lectures sur un support facilement accessible et repérable par qui le souhaite.
C'est vrai que ça fait plaisir de se savoir lu et je suis tombé dans le piège en me mettant à surveiller le nombre de visites, ce qui a un temps transformé cette activité en « devoir ». Mais au bout du compte, le « quand je veux et si j'ai envie » reste la recette idéale. La seule règle que je m'impose étant la suivante : ai-je réellement envie d'attirer l'attention sur ce disque ou sur ce bouquin ?
Ça reste donc un plaisir.

Je regrette également les fastes années d'Actu SF et du Cafard ! On savait tailler des bavettes, à l'époque ! Et pas mal de shorts, c'est vrai aussi, ça, j'aimais moins. Cependant, lorsque je cherche à connaître l'avis d'autres lectrices et lecteurs, ce n'est pas sur les forums que je vais. Certes, c'est là le carrefour où est signalée une grande partie des critiques existant sur la toile, ce qui permet d'épingler dans nos favoris c'est qui nous intéresse plus particulièrement, avant de revenir au forum pour discussion (ou engueulade, ça peut parfois virer drôle !) plus approfondie.

Mais rechercher sur un forum l'avis d'une personne en particulier ou des avis sur un bouquin (autrice, auteur...) particulier, c'est l'enfer. Mes propres avis, je serais infoutu de les retrouver sur un forum. Alors j'imagine pour quelqu'un d'autre... En revanche, répondre à quelqu'un et signaler le billet du blog est d'une facilité déconcertante, pour peu qu'on sache où le trouver en s'évitant une fastidieuse fouille dans les entrailles des forums.
Qui est retourné lire ce qui se disait sur Actu ou sur le Cafard, ces dernières années ? Troll(e)s et autres personnes de goût s'y croisaient quotidiennement et on y trouve des foules de choses intéressantes, pourtant.

Je ne cherche pas à te convaincre, Hoël, mais publier sur un site ou un blog, ça reste super pratique.
Et fixe, donc retrouvable à loisir.
Bref, les avis sur les forums, aussi intéressants soient-ils, ne font que passer quand ceux des blogs et des sites restent à portée de tous aussi longtemps que souhaité.
Ce qui est dommage, c'est que les discussions proprement dites se fassent en effet dans les commentaires des blogs (ou sur FB, ou à grand renforts de gazouillis) plutôt que sur les forums. De mon côté, il est extrêmement rare que je donne mon avis de cette manière, préférant revenir au fil de la discussion après lecture du billet afin de dire, le cas échéant, ce que j'en ai pensé.

Pour renouer avec le sujet de la discussion, d'ailleurs, nous n'avons que peu de lectures en commun cette année, Hoël. Déjà, parce que je lis beaucoup moins que toi et, ensuite, parce que je n'écris pas de billets sur toutes mes lectures (par exemple, je n'ai pas aimé Les Testaments, dernier lu). À moins que ce ne soit pour cause de larvitude aggravée...
Cependant, j'ai lu, il y a fort longtemps la série Marid Audran et Espoir du cerf, ainsi que Parade nuptiale. J'avais adoré le tout à l'époque mais n'en garde aujourd'hui que de vagues souvenirs et il faudrait que je les relise. « Merci » pour la piqûre de rappel, elle a provoqué un tollé de Dieu le père dans les PàL.

Parmi elles, se trouvent certains autres bouquins dont tu parles, en particulier Vita nostra, que j'ouvrirai peut-être après Le Motif et La survivante (Butler, pour les deux) que j'ai enfin réussi à trouver. Qui sait ? Peut-être que j'éprouverai l'envie d'en causer ? La barre n'est pas très haute : je peux aisément produire davantage de billets en 2021 qu'en 2020 (seulement 8 dont quatre pour ce qui concerne l'imaginaire). Ce qui n'indique absolument rien sur mon envie de le faire le moment venu.

Reste une chose : je suis extrêmement frustré par le laconique « Et puis des tas de B.D./Comics/Mangas ». J'en lis aussi beaucoup et il me reste encore à lire certaines signalées à droite et à gauche sur les blogs et susceptibles de m'intéresser.
Peux-tu en dire davantage ?

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Re: Bilan de lectures 2020

Message par Hoël » 03 janvier 2021, 17:36

Pour les mangas, cette année, j'ai suivi trois séries, Vinland Saga sur les Norrois du Danemark à l'Islande en passant par la Norvège, la Suède et l'ensembles des îles au nord de la Grande-Bretagne ; Bride Stories où un ethnologue amateur traverse l'ensemble des pays du Moyen-Orient au début du XXème siècle avec une polarisation sur les jeunes femmes des diverses civilisations (on remarquera l'extrême diversité des costumes des différentes tribus) ; Origin, une histoire d'androïde très bien dessinée et surtout, l'histoire est complète en 10 volumes.

En comic, j'ai achevé la relecture de l'intégrale de Sandman, mais peu d'autres m'ont marqué.

En franco-belge, des foultitudes mais je ne me souviens plus des auteurs, celle qui m'a le plus marqué ces derniers temps, c'est Les Indes fourbe avec Ayroles au scénario, ça m'a rappelé l'époque où je passais l'agreg et où on avait Gil Blas de santillane au programme. Gros coup de coeur aussi pour la ferme aux animaux dont deux volumes sont parus.
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Re: Bilan de lectures 2020

Message par Aldaran » 03 janvier 2021, 19:35

Merci.
De mon côté, ce sont surtout des livres d'illustrations qui m'ont attiré l'œil, comme ceux de Florence Magnin, Juillard, Frank Pé, Cromwell ou Saintclair.
Mais j'ai aussi sous le coude L'Éxilé, dont Ubik disait du bien ici, tout comme La Bombe, dont à peu près tout le monde dit du bien, pour ce que j'ai vu.
Comme j'avais aimé les premiers tomes, le quatrième des Ogres-Dieux me tentait bien aussi.
Et puis, toute dernière découverte, Le Chat qui n'aimait pas les croquettes dont j'ai réussi à trouver un exemplaire.
Reste à savoir... s'il en reste (à part chez l'autrice qui est en attente de reprise des salons pour écouler ce qu'elle a récupéré du stock).
Pour finir, j'attends avec impatience la sortie du dernier Paper Girls qui devrait conclure cette géniale série
dont la sortie a été repoussée au 4 avril de cette nouvelle année, ainsi que le prochain album de l'ami Roosevelt dont on parlait ici.

Sinon, j'ai relu Jojo avec le même immense plaisir que lorsque j'étais pitchoune et je laisse mes goûts musicaux « s'exprimer » ici.

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Re: Bilan de lectures 2020

Message par Lhisbei » 04 janvier 2021, 19:28

A titre personnel, je n'ai jamais vécu le blog comme du boulot même si il faut prendre le temps de l'alimenter (c'est un temps qui n'est pas consacré à autre chose). Et même quand j'ai passé des heures en salle des machines pour la maintenance... (idem pour ici d’ailleurs, l'objectif étant de vous proposer un espace de dialogue).
(en BD je conseille le Dernier Atlas mais que suis partiale - nous avons primé le 1er tome dans le cadre du prix actusf de l'uchronie et la série n'est pas terminée encore)
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Re: Bilan de lectures 2020

Message par gepe » 10 janvier 2021, 22:04

Joli bilan Hoël,
C’est toujours un plaisir de lire tes bilans et avis.

j’ai aussi beaucoup aimé « Les miracles du bazar namiya », sur le papier disons que « Vita Nostra » c’était pas forcément gagné et je me suis laissé prendre dans l’histoire et j’ai apprécié, j’ai encore « le livre de M » à lire, j’ai l’impression que les avis sont partagés, et j’ai aussi le Kowal « Vers les étoiles » et le tome 1 « Effondrement de l’empire », le livre « Un long voyage » je l’emprunterai à la bib, car je ne suis pas sûr de moi là, et « Kra » me fait de l’œil.

En comics, j’y connais rien mais j’avais envie de me faire un petit plaisir et j’ai pris avec l’aide du vendeur « Tokyo Ghost » en 2 Tomes, à suivre.
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Re: Bilan de lectures 2020

Message par Lorhkan » 14 janvier 2021, 18:11

Excellent bilan, avec comme chaque année de belles idées de lecture, merci Hoel. ;)

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Re: Bilan de lectures 2020

Message par Hoël » 15 janvier 2021, 13:11

Merci, pour mes trois coups de coeur de cette année, deux choses m'ont frappé, la première, c'est qu'ils ont tous les trois été écrits par des femmes (un couple pour Vita Nostra), ce qui confirme mon goût avéré depuis des décennies pour les productions des autrices en tous genres (jeu de mots compris). La deuxième, c'est que, pour la première fois selon ma souvenance, il n'y a pas d'auteur anglo-saxon, puisqu'il s'agit d'Ukrainiens, d'une Catalane et d'une française.
Tout est dans tout et réciproquement.

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