#PSF2019 L'Empire des Soleri: Soleri, T1 de Michael Johnston

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Lhisbei
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#PSF2019 L'Empire des Soleri: Soleri, T1 de Michael Johnston

Message par Lhisbei » 14 janvier 2019, 21:46

L'Empire des Soleri: Soleri, T1 de Michael Johnston est sorti chez Bragelonne en octobre 2018

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Les héritiers d’un roi rebelle défient une dynastie de dieux vivants

Depuis des temps immémoriaux, la lignée des Soleri exerce une domination cruelle et impitoyable sur son empire : des dieux vivants dont personne n’a vu le visage depuis des siècles, et dont le contrôle sur les quatre royaumes inférieurs demeure à ce jour sans partage.

Pourtant, à la date symbolique de l’éclipse annuelle, le roi d’Harkana se rebelle contre l’autorité en organisant en secret une chasse à l’homme. Celle de son fils et héritier, Ren, prisonnier depuis dix ans des entrailles de la capitale, comme le sont par tradition les fils de nobles des quatre royaumes. Pendant ce temps, l’intrépide sœur de Ren, Merit, mène son propre combat en défiant la loi impériale et en épousant l’homme qu’elle a choisi.

Mais toute rébellion a un prix… et dans un monde de magie ancestrale, de rites sanguinaires et de secrets destructeurs, ceux qui osent tenir tête aux Soleri devront en affronter les conséquences.

« Laissez-vous prendre au piège d’une toile d’intrigues impitoyables et d’ambitions débridées. L’auteur crée un monde immersif mêlant histoire égyptienne et romaine, mythes et religion. Un récit plein de rebondissements, de trahisons et de secrets, qui vous tiendra en haleine jusqu’à la toute dernière page. »
Cinda Williams Chima, auteure des Sept Royaumes

« Sanglant et incroyablement épique. Une saga d’envergure servie par un univers foisonnant et original. »
Lev Grossman, auteur des Magiciens

L'avis de Xapur et d'Apophis.
Malheureusement, les progrès de la science sont souvent comme une hache dans les mains d’un criminel pathologique - Albert Einstein
Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement - Bouddha

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Harmonya
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Re: #PSF2019 L'Empire des Soleri: Soleri, T1 de Michael Johnston

Message par Harmonya » 16 juillet 2019, 18:42

Je me permets de déterrer car je viens de le finir.

Je trouve qu'Apophis a été vraiment très sympa dans sa critique concernant ce livre. Mais comme il l'a souligné, c'est le premier roman de l'auteur, donc, on peut pardonner certains trucs. ^^

Mais ça ne va pas m'empêcher d'en rajouter une couche sur les défauts ! XD

- Déjà, je maintiens ce qui a déjà été dit, que ce livre est un peu court pour toutes les intrigues qu'il met en place, et qu'il aurait mérité au moins une petite centaine de pages de plus pour être plus cohérent. Pour le reste :
[+] spoiler

- Kepina, qui se désamourache de son mec avec lequel elle voulait s'enfuir en un chapitre, et tombe amoureuse de Dagrun en deux ou en trois... SERIEUSEMENT ??? Alors, certes, un peu de romance, même dans de la fantasy un peu dark, je n'ai rien contre. Bien au contraire, des relations bien décrites (qu'elles soient amicales, familiales, amoureuses...) rendent les personnages plus émouvants et attachants. Le thème des personnages qui sont forcés au mariage, mais qui se trouvent finalement bien lottis est d'ailleurs sympathique, car loin du cliché du coup de foudre, ça ajoute une touche de réalisme -le respect et l'affection donnant souvent un amour plus durable que la passion qui frappe en un éclair...-. Mais comme l'auteur a rushé cette partie, cette relation paraît incohérente. Il aurait fallu plus de temps pour montrer la montée de l'estime, de la confiance, du respect entre eux, débouchant sur finalement de l'amour (le tout sans être mièvre), sachant qu'il y avait moyen de le faire.
- Deuxième énorme point noir : Sarra Amunet, au départ antagoniste tout de même de poids, je l'ai même trouvée plutôt classe, qui n'a pour motivation qu'une vengeance de femme baffouée ?? VRAIMENT ???
Je n'accuserai pas ce roman de sexisme, car en soi, le personnage de Kepi montre bien que c'est tout le contraire. Cependant, les antagonistes féminins de ce roman auraient mérité un peu plus de profondeur. Et je ne vous parle même pas de Merit, qui plus que la soif de pouvoir, paraît bien souvent guidée par simplement le désir d'épouser "celui qu'elle aime". A quand la nana qui va vouloir devenir reine simplement pour pouvoir porter les jupes qu'elle veut et changer la mode de l'empire ? Il n'y a qu'un pas... x) Bien sûr que l'amour peut être une puissante motivation, autant pour des personnages masculins que féminins d'ailleurs. Certes, l'auteur voulait faire du pathos avec des passés douloureux, etc, etc, mais franchement, le coup de Madame qui devient une harpie qui complote et assassine juste parce que son mari l'a trompée, ne l'a jamais aimée, honnêtement, CA PASSE MAL. Sans compter que maintes fois vu, maintes fois lu... Ma chère, au lieu de mettre tes enfants dans une situation périlleuse et de tuer des gens, prends-toi un amant et installe-le au palais pour laisser la cour en faire des gorges chaudes, ça sera une vengeance tout autant efficace... et ainsi qu'agirait une femme avec un peu de caractère dans cette situation ! Sarra a une attitude digne des yandere adolescentes des mangas japonais, quel manque de classe, pour une reine, et qui plus est, une reine d'un monde inspirée Egypte Antique, avec des reines belles, fières, puissantes, qui ont marqué l'histoire, Hatshepsout, Cléopâtre !
Pour le fait qu'elle fasse l'échange des gamins, la motivation de protéger son enfant aurait d'ailleurs dû être mise plus en avant que son désir de se venger de la maîtresse de son époux.
- Troisème gros point noir : C'est pas beaucoup mieux du côté d'Arko. Mon dieu, mon dieu ! Un véritable drama qu'il nous fait au moment de la scène de fin quand il découvre les manigances de Sarra ! On est censé observer un duel entre deux adversaires puissants, le tout est réduit à la stupide scène de ménage, aux règlements de compte concernant l'échec de ce mariage, les deux personnages présentés non pas sous leurs aspects de souverain, mais sous leurs aspects d'époux frustrés sur le point de divorcer. Pathétique. Au point d'en être drôle. Au lieu d'imaginer une scène du Roi Lear, j'ai imaginé Sarra brandissant un rouleau à pâtisserie et Arko essayant de soulever le lave-vaisselle. Chapeau l'auteur.
Après, je ne renierai pas les grandes qualités du roman, et j'achèterai tout de même le tome 2 en espérant que l'auteur se sera lui-même rendu compte qu'il aurait pu mieux décrire certains évènements. On a quand même un magnifique univers où le mysticisme tiré de l'Egypte antique est admirablement retranscrit, les allusions au pharaon vénéré tel le soleil -L'effet d'absolu, le thème "solaire" très bien rendu-, l'auteur s'est donné du mal concernant la manière dont il a nommé les personnages, et en plus, certains d'entre eux sont tout de même bien attachants, on a aucun mal à ressentir de l'empathie pour eux (Kepina, Ren...). On ressent de la révolte concernant le système d'otages, les parents qui se voient arracher leurs enfants et ont la tristesse de ne pas les voir grandir, de ne pouvoir les aimer (la scène entre Arko et Ren est un grand moment, écrit avec une étonnante justesse...) et la révélation concernant les fondations de cet empire monolithique est fracassante. La symbolique du rapace lié à Kepina prend toute son importance sur la fin et c'est très bien amené (bien que classique...).

Dans l'ensemble, pour ma part, ça sera un petit 7/10. Puisse l'auteur mieux développer ses personnages dans les tomes suivants et ne pas réduire leurs motivations à simplement "je veux me venger de tous ces salauds" ou "je veux épouser tel(le) personne ) n'importe quel prix/faire payer à machin(e) de m'avoir trompé (e) il y a dix ans et je suis prêt(e) à faire mourir des tas de gens pour ça".
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