Bilan 2018

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Bilan 2018

Message par Hoel » 29 Décembre 2018, 18:47

Et donc, le bilan de mes lectures en 2018 :

Chez Ailleurs et demain :
J'ai enfin lu Le quatuor de Jérusalem de Wittemore, une sorte d'uchronie déjantée et superbement écrite, dont les trois premiers volumes m'ont emballé mais dont le quatrième m'a laissé froid, la faute sans doute à ma méconnaissance de l'époque décrite et des enjeux.
J'ai relu Aux tréfonds du ciel de Vernor Vinge, d'une complexité passionnante et très subtil avec ça parce que l'anthropomorphisme qu'on pourrait reprocher dans la retranscription des aventures arachnoides est très habilement justifié à la fin.

Chez j'ai lu :
J'ai relu un paquet de bouquins de Carolyn Janice Cherryh, Les seigneurs de l'Hydre qui amorce la thématique du clonage qu'elle exploitera dans Cyteen et Les oubliés de Gehenna que j'ai donc relus dans la foulée avec Ariane Emory, une des plus mémorables héroïnes de la S.F., d'autant plus qu'on la suit sur deux vies. Et puis Les chasseurs de mondes, parfois un peu dur à suivre mais avec ces relations de pouvoir toujours très complexes chez mon autrice favorite.
Toujours en relecture, Aristoï de W. J. Williams, un des meilleurs N.S.O. que j'ai lus avec des trouvailles partout.

Chez Rivages noirs :
Cinq bouquins de James Lee Burke avec le personnage de Dave Robicheaux, ça se lit facilement mais l'auteur utilise toujours les mêmes ficelles et je trouve que ses évocations de la nourriture louisianaise dont assez fades (alors que Robert Crais m'avait mis l'eau à la bouche dans Meurtre à la sauce cajun).

Chez Bragelonne :
L'âge des assassins deBarker, une Fantasy sympathique et avec un humour décalé mais sans grande originalité.
Invasion de Nolan Clarke, un space op. militariste nullissime qui m'est tombé des mains.
Blackwing de Mc Donald, une fantasy classique mais qui se laisse lire.
Bane & Shadow, la suite de L'empire des tempêtes, de l'action, encore de l'action, toujours de l'action !
Nous sommes Bob de Dennis Taylor et sa suite, avec une très intéressante façon de concevoir la conquête de l'espace, surtout ne pas se fier à la couv. et au titre qui ridiculisent un bouquin très intéressant.
Salvation de P.F. Hamilton, un pensum avec des digressions en veux-tu ? en voilà ! je ne lirai pas la suite.

Chez Alma :
La société des faux visages de Xavier Mauméjean, entre Gangs of New York et Le temps de l'innocence, une nouvelle uchronie sur la grande Pomme aussi réussie que Liliputia ou American Gothics.

Chez French pulp :
Journal d’un marchand de rêves d'Anthelme Hauchecorne, ça digresse à tours de bras, du coup, je ne l'ai pas fini.

Chez Leha :
J'ai relu pour la troisième fois Les jardins de la lune d'Ericksson dans une nouvelle traduction, toujours aussi bien, en revanche, je n'ai pas acheté le deuxième volume en raison d'une trad. qui semble plus que douteuse...

Au Diable Vauvert :
Machine de guerre de Paolo Bacigalupi, la suite des Ferrailleurs de la mer et des Cités englouties, voilà ce que j'en ai dit : je suis bien aise qu'il revienne à ce cycle, d'autant plus que ses deux derniers bouquins ne m'avaient pas du tout convaincu. Là, on a affaire à un mix improbable entre le premier opus de Rambo de Ted Kotchev et La ballade de C'mell de Cordwainer Smith.
Le dogue noir de Neil Gaiman, une novella dans l'univers d'American Gods, sombre et poétique avec de très belles illustrations, hautement recommandable.
Le théâtre des dieux de Fabrigas, le style m'a rebuté et je l'ai mis en stand-by, on verra bien si je lui donne une deuxième chance.
Les deux premiers tomes de L'enfant d poussière de Patrick Dewdney, des qualités mais l'éditeur n'a pas fait son boulot de relecture et ça se voit.

Chez Lunes d'encre :
Station la chute de Robertson, du cyberpunk mélo qui m'a plutôt ennuyé, je ne pense pas que je lirai la suite.
Lune du loup de Mc Donald, les Corleone dans l'espace, c'est ultra speed et ça se lit tout seul avec comme toujours une imagination visuelle du lecteur très sollicitée.
La toile du temps de Tschaikovski, l'idée de rendre les araignées passionnantes et les humains sans intérêt a fait long-feu pour ma Pomme et je n'ai pas terminé le bouquin.
Le 33ème mariage de Doria Nour de Hazem Ilmi, un pamphlet sur l'islam radical particulièrement grinçant et déjanté.
Autonome de Newitz, un cyberpunk passionnant avec en filigrane le droit des I.A. à venir dans nos sociétés.
Le Gambit du Renard de Yoon Ha Lee, Un N.S.O. très complexe et touffu, ça m'a beaucoup plu malgré une fin trop rapide.
J'ai relu pour la nième fois Seigneur de lumière et Royaumes d'ombre et de lumière de Zelazny, et toujours avec le même émerveillement.

Chez Présence du futur :
J'ai relu Le soleil pas à pas, une odyssée drolatique dans l'espace avec un héros qui subit la crise de la cinquantaine, un bijou de Walter Tevis, l'auteur de L'arnaqueur et de L'homme tombé du ciel.
J'ai aussi relu Journal de nuit de Jack Womak, un bouquin glaçant qui conte la déliquescence parallèle de la ville de New York et d'une adolescente.
Et puis Aujourd'hui nous changeons de visage de Zelazny, un des plus méconnus de l'auteur alors qu'il arrive à mêler trois thèmes (le clonage, la nécessité de la violence et le pouvoir absolu) avec son brio coutumier.

Chez L'Atalante :
L'or du diable d'Eschbach, un bouquin sur les alchimistes et la pierre philosophale qui vire au grand-guignol et s'achève de façon grotesque, l'auteur ferait mieux de revenir à des sujets spéculatifs rationnels.
La part du monstre de Mike Carey, je ne l'ai pas terminé, je me suis ennuyé mais ennuyé.
La cour d'onyx de Marie Brennan, une uchronie fantastique dans le Londres du XVIIème siècle, c'est très chouette, beaucoup plus prenant que sa série sur l'histoire naturelle des dragons -dont j'ai du coup lu le deuxième et le troisième volume-, j'attends la suite avec impatience.
J'ai relu Tigane et La chanson d'Arbonne de Guy Gavriel Kay, des fantasy élégantes et subtiles. Et puis Enfants de la terre et du ciel, une merveille se situant après La mosaïque de Sarance avec en toile de fond Venise, Dubrovnik et Omis, patrie des pirates croates.
J'ai relu Le Brillion noir et Majestrum de Mattew Hugues, des "à la manière de " Jack Vance impressionnants par la qualité du pastiche.
J'ai relu Enfants de la conquête de Celia Friedman, un space op. militariste d'une grande complexité narrative sans manichéisme mais plutôt un hommage à Machiavel.
Aux Forges de Vulcain :
J'attaque Invasion de Luke Rhinehart, un pamphlet drôlatique où l'auteur tire à boulets rouges sur the american wau of life et sa politique étrangère.

Chez Gallmeister :
La dernière frontière d'Howard Fast, l'histoire des trois cents Cheyennes ayant fui leur réserve pour retrouver leur territoire, comme toujours chez l'auteur de Spartacus, un roman très sombre et âpre.

Aux Moutons électriques :
Opération Sabines de Nicolas Texier qui aurait pu être bien mais dont le narrateur devient insupportable à force de digressions interminables.

Chez Nouveaux millénaires :
After Atlas d'Emma Newman, une nouvelle plongée dans une psyché dérangée après Planetfall, d'ailleurs tous les personnages ont un grain, c'est formidablement dérangeant, vivement le troisième !
Le 7ème volume de Wild Cards, l'antho. de Martin, on laisse tomber la politique américaine et on revient aux aventures des aces et des jokers dans la Grande Pomme.
Le deuxième et le troisième volume des Livres de la terre fracturée de Jemisin, disons-le tout net, jusqu'à la résolution ça me plaisait beaucoup et je subodorais une fin rationnalisant le tout, c'est bien ce qui se produit mais l'écharde mystique du père-terre me reste en travers et gâche la série pour ma Pomme.
Tous les oiseaux du ciel de Charlie Jane Anders, un bouquin sur l'atérité qui commençait bien mais s'enlise rapidement dans la banalité.

Chez Une heure lumière :
Le poumon vert de Mc Leod, une très jolie novella qui vaut surtout par son décor mystérieux et qui le restera jusqu'au bout.
La ballade de Black Tom, je ne suis pas fan de H.P.L. (euphémisme), mais là, le pastiche est, à mon humble avis, supérieur à l’original et la fin m’a bien fait rigoler.
Isse Elohin de Laurent Kloetzer, sur un thème proche d'En terre étrangère, une variation sensible et d'actualité.
Chez Libretto :
Le premier volume de La source au bout du monde de William Morris , un pastiche amusant des romans de chevalerie.

Chez Picquier :
Les 47 ronins de Jirô Osaragi , j’en ai lu 400 p. avant d’abandonner, épuisé par les digressions perpétuelles et l’incroyable multitude des personnages avec lesquels je m’emmêlais les pinceaux.

Chez Outrefleuve :
La ligue des dragons de Naomi Novik, la fin du cycle de Téméraire, un peu bâclé mais la relecture de Waterloo est amusante.
Les immortels de Meluha d'Amish Tripathi au Fleuve, un sujet intéressant, la rationalisation des mythes hindous, mais c'est très lourdement écrit et ça vire vite à l'histoire d'amour à l'eau de rose.
L'Insondable profondeur de la solitude de Hao JingFang, un recueil de nouvelles nostalgiques qui m'a beaucoup plu avec une nouvelle remarquable, La ville origami.
La grâce des rois de Ken Liu, un hommage aux mythes chinois particulièrement réussi avec des personnages fort bien campés et une intrigue complexe et subtile.

Au C.L.A. :
J'ai relu Superluminal de Vonda Mc Intyre, un Sace op. qui fait regretter que cette grande dame de la S.F. n'ait davantage été traduite.
Chez Albin Michel imaginaire :
Anatèm de Neal Stephenson ou comment sortir d'un bouquin en se sentant plus intelligent ! Cela dit, je suis sûr que des tas de choses m'ont échappé et je vais le relire sous peu.
Mage de bataille de Flannery, habitué à l'exigence littéraire de Dumay, j'ai cru qu'il en irait de même pour sa nouvelle collection... mal m'en a pris.

Chez Actes Sud :
Les jeux de Némésis, le 5ème volume de The Expanse de Corey, beaucou plus speed que le précédent avec une apocalypse saisissante, je l'ai lu d'une traite.
Le vent de la plaine d’Alan May, un western qui a donné le film avec Audrey Hepburn (blonde !), le bouquin est rès sombre et dur, probablement plus proche aussi de ce qu'ont dû vivre les colons sur la frontière, passionnant.
Lune pâle de Burnett (l'auteur de Terreur apache), un western au Nouveau Mexique avec une famille règnant sur une ville et un charismatique nouveau-venu. Et puis Snt Johnson, la première adaptation littéraire d'OK corrall qui n'avait pas du tout plu à Wiatt Earp...

Chez Mnémos :
Le quatrième et ultime tome du Bâtard de Kosigan de Cerrutti... qui n'est pas du tout ultime, du coup, bien que ce soit toujours aussi palpitant, j'en suis ressorti frustré.
Zothique et Averoigne de Clark Ashton Smith, le premier m'a plu par son style très baudelairien mais sa noirceur morbide systématique m'a lassé, alors que le second m'a enchanté de bout en bout par ses pastiches de contes.

Au livre de poche :
Calamité de Sanderson, le dernier volume de Coeur d'acier, une des plus chouettes séries sur les super-héros que j'ai lue.
Mon nom est Vance, Jack Vance, bon, il prévient dans la préface qu'il ne parlera guère de son métier d'écrivain, c'est vrai, du coup, je ne l'ai pas terminé.
J’ai relu L'intégrale des seigneurs de l'instrumentalité de Cordwainer Smith dont je n’avais pas jusque-là perçu le côté profondément mystique, avec une nette préférence pour Le bateau ivre, La planète Shayol, La ballade de C’mell et Pensez bleu, comptez deux, cette dernière faisant irrésistiblement penser à Passengers mais avec des conclusions fort différentes.
Video Games de D.B. Weiss, le bouquin le plus geek que j'aie lu, avec de bizarres considération sociologiques et philosophiques sur les jeux et leur histoire, unO.L.N.I.
Frankenstein à Bagdad d’ Ahmed Saadawi, ça ne m'a pas pris, je suis passé à côté, sans doute le côté métaphorique m'a-t-il échappé.
Au revoir là-haut de Pierre Lemaître, un pamphlet sur les gueules cassées très poétique et même parfois aux limites du fantastique.

Chez Pygmalion :
Le sixième et dernier volume du Fou et l'assassin de Robin Hobb, bon, cette fois, c'est sûr, elle ne remettra pas le couvert... mais il faudrait qu'elle apprenne à conclure de façon plus concise parce que 550 p. d'action dans tous les sens et puis 50 p. d'atermoiments pleurnichards, quelle plaie !
Vauriens, la nouvelle anthologie de Martin et Dozois, avec beaucoup de très bonnes choses.
Feu et sang de Martin, une "histoire" de Westeros de la conquête d'Aegon et les trois siècles qui ont suivi, passionnant.
Chez Hugo roman :
Armada d'Ernest Cline, ça m'est rapidement tombé des mains, il ne suffit pas de balancer des références geeks à gogo pour faire un livre.
Void Star de Zachary Mason, un très bon cyberpunk qui m'a beaucoup fait penser à Idoru de Gibson.

Chez ActuSF :
Le plus heureux des enfants décédés de Tad Williams, deux novellas se situant dans l'univers d'Autremonde et dans celui des arcanes, autant la première est soporifique, autant la seconde est très émouvante.
Quarante trois ans plus tard, j'ai relu Un bonheur insoutenable d'Ira Levin, l'histoire d'un rebelle jusqu'auboutiste, contrairement à moi, ça n'a pas pris une ride.

Chez Callidor :
Le khan blanc, le deuxième volume des Lames cosaques d'Harold Lamb, l'action se déplace en Mongolie et en Chine, c'est épique et haletant, j'espère qu'il y en aura d'autres.
Les centaures d'André Lichtenberger, qualifié par l'auteur de poème en prose, une chouette métaphore sur la disparition du merveilleux dans notre monde.

Dans trois collection différentes, Humains, plus qu'humains, Le motif, La survivante et Le maître du réseau d'Octavia Butler, une histoire du futur avec télépathie et opression à la clé, un cycle hélas méconnu mais qui vaut le détour.
Et puis une multitude de B.D., Comics et Mangas parmi lesquels je retiendrai Contes ordinaires d'une société résignée d'Ersin Karabalut, un Turc qui me fait beaucoup penser à ce que faisait Caza dans accroche-toi au balai je retire le plafond.
Et bien sûr pour le boulot mais pas que d'innombrables romans, poèmes, pièces, essais, contes d'une kyrielle d'auteurs de toutes origines et époques.
Tout est dans tout et réciproquement.
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