La mort du temps - Aurélie Wellenstein

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La mort du temps - Aurélie Wellenstein

Message par Le chien critique » 13 Mars 2018, 10:38

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Aurélie Wellenstein, Scrinéo, 2017, 288p., 12€ epub avec DRM

Un livre cofinancé par le Vatican et une célèbre pucelle.
Pas mon trip la SF religieuse.

Présentation de l'éditeur :
Un éclair aveuglant, suivi d’une terrible onde de choc...
En l’espace de quelques minutes, un séisme temporel ravage la Terre, et la vie de Callista bascule. Le monde qu'elle connaissait n’est plus.
Les différentes époques se sont mélangées, les corps des survivants ont fusionné les uns avec les autres ou avec leur environnement.
Indemne, Callista avance au hasard, à la recherche d’un refuge dans ce chaos. Talonnée par le « Flash », réplique mortelle du tremblement de terre, elle rencontre d’étranges créatures, amies ou ennemies, issues de siècles différents.
Pour la jeune fille, une lutte terrifiante s’engage au rythme des pulsations du Flash.
Si elle s’arrête ou ralentit, elle sera anéantie...

Mon ressenti :
Pas très fan de littérature jeunesse, mais j'ai gagné ce livre lors d'un concours et dès qu'une histoire parle de temps, je me comporte comme un gamin émerveillé. Alors, La mort du temps m'a t'il mis des étoiles plein les mirettes ? Est ce que je recommanderai ce livre à des ados aux visages ravagées par l’acné ? Non. Voyons voir pourquoi.

Tout commence pourtant sur les chapeaux de roues : réveil dans un hôpital, course contre un séisme ravageant tout sur son passage, incompréhension de la jeune fille sur les événements. Nous sommes comme l'adolescente, pris dans la tourmente. Le peu d'informations qu'elle tire de son père venu l'aider est floue.
Le lecteur s'interroge sur le pourquoi de ce désastre et sur sa cause. Puis assez vite, nous comprenons que nous sommes face à la mort du temps. Les époques, les architectures, la faune et la flore sont pris dans le tourment du temps, donnant lieu à des hybrides de monuments, de personnes et d'animaux. C'est une grande réussite à ce niveau et l'auteure n'a pas à rougir face aux monstres de l'imaginaire fertile de China Miéville.

Callista prend alors ses cliques et ses claques pour tenter d'en savoir plus sur ce qu'est devenue son amie et surtout pour sauver sa peau. Nous sommes dès lors dans le linéaire, la furie des événements se tassent et nous allons de rencontre en rencontre. L'ennuie me gagne. Roman jeunesse, la psychologie des personnages est toute relative, on se doute que rien de grave ne vas arriver à la petite et que tout va se dérouler dans le meilleur des mondes.
Puis peu à peu, un sentiment religieux fait surface, et là mon ennuie se transforme en agacement : je n'ai pas fait mon catéchisme, ce n'est pas pour me le farcir dans les romans que je lis. Les bondieuseries m'horripilent. Sur sa route, elle passe par Reims, sa cathédrale et en devient une figure connue quasi-mythologique. Bref, Callista se prend pour Jeanne.
Les explications pseudo-scientifiques viendront bancales et peu vraisemblables. Dieu se cache dans l'infini petit !

Bref, pas sûr que ce genre de livre donne le vertige aux plus jeunes, ni qu'il donne l'envie d'allers vers des romans SF plus ambitieux.
Mais quand à leur montrer le chemin vers Dieu...

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Mes imaginaires a aussi aimé le monstrueux chez l'auteur, et le reste.
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