#PSF2018 : Artemis d'Andy Weir

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#PSF2018 : Artemis d'Andy Weir

Message par yogo » 12 Février 2018, 18:34

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Jazz n’a pas demandé à devenir une héroïne. Elle voulait juste être riche. Pas riche comme tous ces milliardaires qui visitent Artémis, sa ville, la seule colonie humaine de l’espace. Mais assez riche pour dormir dans un vrai lit et manger autre chose qu’une infâme bouillie d’algues. Alors, Jazz a saisi sa chance. Certes, elle a mis son intelligence et ses compétences au service du crime – au menu : contrebande, mécanique et explosions en tout genre. Mais mission accomplie !
Le problème, c’est que, sans le savoir, Jazz a pris part à une conspiration qui menace la sécurité d’Artémis. Et ça, Jazz ne peut pas laisser faire. Poursuivie par un tueur et désormais hors-la-loi, elle doit inventer le plan le plus génial de tous les mondes si elle veut sauver sa peau…


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Re: #PSF2018 : Artemis d'Andy Weir

Message par Le chien critique » 19 Février 2018, 10:30

Mes yeux en saignent encore.

J'entends souvent que la littérature SF c'est de la sous-littérature pour ado boutonneux. Artémis va malheureusement confirmer le cliché.
Si la SF était moribonde, Andy Weir lui donne le coup de grâce !

Jazz est une jeune chieuse qui rêve de gagner plein de fric pour vivre une vie de déesse sur la base lunaire d'Artémis. Coursière dans la vie, elle arrondit ses fins de mois en faisant de la contrebande.
Jazz s'est tout faire, elle est intelligente, elle est belle et un peu chaudasse ! Mais elle a un défaut : elle est chiante et agaçante. Elle parle au lecteur dans un langage dont un ado boutonneux n'aurait pas à rougir. Elle a des soucis avec son brave papa à l'éthique encodée dans ADN. Vont ils se réconcilier ? Quelle suspense !
Caricatural dans l'intrigue linéaire cousue de fil blanc, Artémis l'est aussi dans les personnages. Les dialogues sonnent faux. L'humour de Jazz est envahissant et lourd :
Le secret, avec la Bouillie, c'est d'éviter celles qui tentent d'imiter des vrais goûts. Je vous déconseille l'arôme « poulet tandoori », par exemple ; vous risqueriez d'être déçus. Essayez plutôt la « formule n° 3 de Mme Goldstein », vous m'en direz des nouvelles. Ne me demandez pas ce qu'il y a dedans, je n'en ai pas la moindre idée. Si ça se trouve, c'est à base de carcasses de termites et de poils d'aisselles italiennes.


Univers : Une kényane très intelligente décide de déréguler et de favoriser les entreprises High Tech. Toute l'industrie accourt et crée une base sur la lune. C'est tout.
Pas de véritable sécurité sur la base, on fait ce que l'on veut, pas de caméra. Juste un Gadget traceur dont on peut changer sans aucun problème. le reste se réduit à une base communautaire ou la loi s'exerce par les pairs selon les us et coutumes et les guildes des métiers (saloperie de syndicalistes !) :
Tu sais quoi ? commençai-je. C'est la guilde qui représente une menace pour ta vie, pas moi. Toutes ces conneries protectionnistes ne sont pas forcément la solution.
— Tu as sans doute raison. Nous devrions laisser tout le monde jouer avec les sas. Je suis sûr qu'on peut avoir confiance en des gens inexpérimentés, ils ne risquent pas de détruire la ville en appuyant sur le mauvais bouton.
— Dale, s'il te plaît ! La guilde pourrait s'occuper de la gestion des sas et laisser les gens gérer leurs AEV seuls. Sauf qu'elle est jalouse de son monopole parce qu'elle est avide de pognon. Les maquereaux sont passés de mode depuis longtemps, tu sais ?


Pour donner un sentiment de science, l'auteur s'est documenté sur les combinaisons spatiales, la soudure, les montres et l'aluminium dont il nous régurgite et bassine des morceaux à certains moments. Il aurait mieux fait de se documenter sur la psychologie des personnages et comment mener une intrigue.
Quatre jours pour lire péniblement 150 pages, j'ai fini le livre en diagonal en pensant que l'auteur de Seul sur Mars me réservait de bonnes surprises. En vain !
Feu Jean Pierre Koffe l'aurait lu, il nous aurait sorti son : "Mais c'est de la MERDE !" En toute justice.
En regardant un peu mieux la couverture, on remarque que le roman est sorti dans la collection Thriller de Bragelonne. Ne vous y trompez pas.
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