Swastika night - Katharine Burdekin

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Le chien critique
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Swastika night - Katharine Burdekin

Message par Le chien critique » 27 novembre 2017, 09:18

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Katharine Burdekin, 2016 (parution originale 1937), Piranha éditions, 240p., 13€ epub sans DRM

Présentation de l'éditeur :
Sept cents ans après la victoire d’Hitler, le Saint Empire germanique a soumis la moitié du monde à l’idéologie nazie. La nouvelle société, empreinte de mythologie et d’ignorance, repose sur une stricte hiérarchie : les chevaliers et les nazis en occupent le sommet, tandis que les étrangers servent de main d’œuvre servile et les femmes, uniquement destinées à la perpétuation de la race, sont réduites à l’état animal. Lorsqu’Alfred, mécanicien anglais en pèlerinage en Allemagne, est impliqué dans une rixe, il est conduit devant le chevalier von Hess, gouverneur du comté. Séduit par sa personnalité, von Hess ne tarde pas à lui révéler un secret qui le bouleverse. Mais la connaissance a un prix : celui du sang.


Avec Swastika Night, vous avez le droit à un roman satirique et à un essai. L'un assez réussi, bien qu'outrancier par endroit, l'autre ennuyeux.
Ce texte ayant été publié initialement en 1937, la dystopie est d’une clairvoyance incroyable : nouvel mythologie avec Hitler en dieu, falsification de l’histoire, extermination des juifs, culte de la virilité, statut de la femme renvoyé à son simple rôle reproducteur.
Pour l’intérêt historique, c'est réussi même si parfois la projection est un peu trop satirique, outrancière et appuyée. Mais quelle clairvoyance. Écrit en 1937, l'anticipation de l'idéologie nazie est parfaitement juste.

Pour ceux dont l'histoire ennuie, l'anticipation se suffit-elle seule ?
Nous sommes dans une veine assez satirique, avec des personnages réduits à leur simple expression : le candide, l'initié et l'apprenti. Leurs aventures peuvent donc sembler à la limite du rocambolesque dans le premier tiers.
Et puis patatras, rupture de ton, on assiste à un dialogue érudit sans fin contredisant la psychologie des personnages. Et de deviser sur le nazisme, la virilité, les civilisations, les gouvernements, l'histoire,les femmes et les arts. J'avais l'impression d'être en cours face à un prof ennuyeux, la lecture en diagonale comme seule évasion. Et parfois, l'impression que Katharine Burdekin avait plus à dire sur le féminisme que le nazisme.
N'est pas romancier qui veut. Dommage car le sujet était intéressant et l'anticipation juste

Une postface, Cauchemars éveillés : Et si le Troisième Reich l’avait emporté ?, de Bertrand Campeis clôture le roman. Il revient sur l'uchronie et la seconde guerre mondiale. Paru en 1937, le livre est une dystopie, pourquoi nous parler d'uchronie via une petite pirouette ?

Une politique des prix aberrante entre la version epub et poche : 13€ l'ebook, 7€ le poche !
Dommage car l’éditeur, à l’inverse de beaucoups d’autres, ne cache pas la « vieillesse » du texte en cachant la date de parution initiale.
J'avais découvert ce texte sur le blog Mes imaginaires, l'avis de Bifrost était plus mesuré, j'aurais du écouter Gromovar !

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